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Les dons

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Il est essentiel de perdre le moins de temps possible pour que le greffon soit de bonne qualité.
© Benoît Rajau pour l'Agence de biomédecine
 
" En 2006, plus de 12 400 personnes ont eu besoin d'une greffe d'organe"

Quelle est la différence entre donner son sang et donner ses plaquettes ? Le don d'organe peut-il vraiment sauver des vies ? La moelle osseuse, ça sert à quoi ? Généralement perçu comme un acte positif, le don est hélas encore trop rare. Trop de personnes meurent chaque année faute de donneurs. Pour ne plus pouvoir dire "je ne savais pas" et avant que la situation ne se présente, sachez que vous pouvez aider de nombreux malades en France et de par le Monde en donnant un peu de vous-même et beaucoup d'espoir.

» Don d'organe
Il existe plusieurs maladies pour lesquelles la greffe est le traitement ultime : mucoviscidose, certains cancers, etc. Bien souvent, la seule solution consiste à remplacer l'organe endommagé. Pour cela, il faut que l'équipe médicale du patient puisse avoir accès à un organe susceptible de convenir à son patient. En 2006, plus de 12 400 personnes ont eu besoin d'un organe pour continuer à vivre ou pour vivre dans de meilleures conditions. Pourtant, seules 4 428 personnes ont pu bénéficier d'une greffe cette même année et 239 malades n'ont pas survécu, faute de greffon. Le docteur Didier Noury, chef du service de Régulation et d'Appui de l'Agence de biomédecine, interrégion Grand Ouest, explique les conditions nécessaires pour effectuer un prélèvement d'organe : "Dès qu'une personne est décédé (à cœur battant c'est-à-dire en mort encéphalique) outre la réanimation des organes, il est obligatoire que l'équipe médicale ayant en charge le donneur décédé interroge le registre national des refus. Cependant trop souvent la mort encéphalique, situation rare en service de réanimation, est méconnue et si elle n'est pas diagnostiquée, on passe à côté d'un donneur potentiel d'organes et de tissus et donc d'un espoir pour un ou plusieurs malades en attente de greffe en France ou ailleurs.C'est pour cela que l'une de nos missions principales consiste à former les professionnels de santé au recensement des donneurs potentiels".
D'autre part, il faut savoir qu'il est possible de donner certains organes de son vivant : rein, lobe hépatique et lobe pulmonaire, mais sous certaines conditions définies réglementairement.

 

"Il est nécessaire d'augmenter le nombre de volontaires inscrits sur le Registre Greffe de Moelle"

» Don de moelle osseuse
"La moelle osseuse, ça se prélève dans la colonne vertébrale ?" "Il est très facile de trouver un donneur compatible dans sa famille", etc. Voici pêle-mêle quelques-unes des idées reçues concernant le don de moelle osseuse. Première idée reçue : la moelle osseuse est à différencier de la moelle épinière qui, elle, se trouve bel et bien dans la colonne vertébrale.
La moelle osseuse se trouve comme son nom l'indique, dans les os.
C'est un tissu qui produit les cellules souches capables de se différencier en n'importe quel type de cellules sanguines : globules rouges (oxygénation des tissus), globules blancs (système immunitaire) et plaquettes sanguines (coagulation).
Dans des maladies comme certains cancers du sang (leucémies, lymphomes, myélomes…), l'organisme n'est plus capable de produire des cellules normales ou bien le traitement instauré les tue. Le seul espoir de guérison dans ce cas est de fournir au malade une nouvelle moelle osseuse saine capable par la suite de produire les différents types cellulaires sanguins qui lui font défaut. La principale difficulté consiste à trouver un donneur compatible et ce, pour deux raisons : il faut trouver un individu dont le profil génétique soit similaire et qui de plus, se soit inscrit sur le registre de donneurs de moelle osseuse. "Parce que, contrairement à ce que pensent les gens, la compatibilité entre deux personnes est un événement très rare : il existe en moyenne 1 chance sur 1 million pour que deux personnes, qui ne sont pas de la même famille, soient compatibles. D'où la nécessité d'augmenter le nombre de donneurs volontaires inscrits sur le registre." précise le Dr Evelyne Marry, directrice du Registre France Greffe de moelle à l'Agence de la biomédecine.

» Don de sang
Chaque année en France, 500 000 personnes bénéficient d'une transfusion sanguine. Même si la recherche avance chaque jour à grand pas et que l'on trouve de plus en plus de médicaments pour soigner les maladies, le sang reste encore irremplaçable. Il n'est pas possible d'en produire artificiellement et aucun produit ne peut s'y substituer. Les malades ont besoin de vous. C'est pourquoi aujourd'hui encore, il est nécessaire de donner son sang. Le sang est le seul traitement pour de nombreuses maladies comme la leucémie, l'hémophilie ou des maladies infectieuses. Les grands brûlés ou les accidentés ont également besoin de certains éléments du sang.
Parmi les critères de base pour pouvoir donner, il faut être âgé au minimum de 18 ans et au maximum de 70 ans et ne pas peser moins de 50 kilogrammes.

» Don de plasma
Le plasma est l'un des composants majeur du sang : c'est le liquide dans lequel les globules rouges, les globlules blancs et les plaquettes baignent et qui circule à travers l'organisme. Il est constitué à 90% d'eau et on y retrouve un certain nombre de protéines et de facteurs nécessaires aux différentes fonctions du sang. Ainsi, dans certains cas (grands brûlés, hémophiles) les malades ont des besoins spécifiques de certains composés du sang. Il est possible soit de faire un don de sang total, soit juste du plasma ou encore ses plaquettes sanguines (cf ci-dessous). Les conditions générales sont similaires dans les trois cas (18-65 ans, poids égal ou supérieur à 50 kg et bonne santé).

» Don de plaquettes
Là encore, il s'agit de ne prélever que ce dont le malade a besoin. Les plaquettes sanguines, ou thrombocytes, sont produites dans la moelle osseuse. Ce ne sont pas vraiment des cellules mais des fragments de cellules dépourvus de noyau. Néanmoins, elles contiennent un certain nombre de protéines et de facteurs nécessaires à la coagulation. C'est pourquoi les plaquettes sont indispensables dans le traitement de maladies comme l'hémophilie ou les cancers du sang (la leucémie par exemple). Une fois qu'un donneur est inscrit, il peut être convoqué pour répondre au besoin spécifique d'un patient. En effet, après une chimiothérapie, les patients sont en aplasie, c'est-à-dire qu'ils ne produisent pratiquement plus de plaquettes. C'est là qu'ils ont le plus besoin de transfusions.


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