Moteur de recherche

Partager cet article

RSS
Conseil
 
22/05/2007

Reconnaître et gérer les premiers signes de la ménopause

La ménopause s'installe chez les femmes de manière progressive, en passant par une pré-ménopause repérable grâce à plusieurs symptômes. Le point sur période particulière avec le Dr David Elia.

  Envoyer Imprimer  

 
L'EXPERT
 
 

Par Le Dr David Elia

 

Quels sont les symptômes de l'arrivée de la ménopause ?

Les symptômes sont assez divers et sont différents d'une femmes à l'autres. La première des choses est l'absence de règles. Viennent ensuite, de manière irrégulière et imprévisible, les bouffées de chaleur, les suées nocturnes, la sécheresse vaginale, les insomnies, les angoisses, les douleurs articulaires ou baladeuses, une prise de poids ou encore des signes cutanés. Bien sûr, ils doivent apparaître chez une femme d'un âge avancé, à partir de 45 ans environ, et pas obligatoirement tous en même temps. Certaines vont se plaindre de suées nocturnes, alors que d'autre non, mais vont présenter deux ou trois autres gênes. Lorsqu'on commence à ressentir ces signes, il faut bien penser qu'on est pas encore ménopausée : il s'agit de la phase de pré-ménopause, aussi appelée péri-ménopause.

Que se passe-t-il pendant cette phase de transition et combien de temps dure-t-elle ?

Cette transition commence bien avant la ménopause et ne demande pas les mêmes soins. C'est une période qui dure entre trois et cinq ans pendant laquelle les ovaires vont progressivement arrêter de fonctionner sur des périodes plus ou moins longues. Les femmes vont osciller entre des périodes où elles vont ressentir les symptômes d'une ménopause et un arrêt des cycles ovariens et de la production d'hormones, puis un jour, ces gênes disparaissent et leurs règles reviennent pour quelques temps, parfois de manière très abondante avec en plus des douleurs dans les seins, avant de s'arrêter à nouveau. C'est une phase où le système va encore essayer de travailler avant de s'arrêter complètement. Contrairement à ce qu'on imagine, ce n'est pas forcément une période où tout va mal. Certaines femmes ne ressentent pas de désagréments et dans ces cas-là, il n'est pas du tout utile de leur donner de traitement. On ne peut pas prévenir les douleurs ou anticiper la pré-ménopause ou la ménopause. Une fois que ces stades sont atteints, on ne peut qu'essayer de les rendre agréables et compenser le déficit en hormones.

Quelles solutions envisager pour que cette transition se fasse en douceur ?

Le risque, dès qu'apparaissent ces symptômes, c'est de penser que la personne est directement ménopausée et de lui prescrire un traitement qui n'est pas adapté et qui va donner trop d'hormones. En fait, c'est un diagnostic qui se rapproche un peu de l'artisanat et qui est le plus souvent "à la carte". Il faut pouvoir interpréter ces symptômes pour savoir dans quelle période on se trouve. On va donc prendre de la progestérone quand les règles sont encore irrégulières, puis on va associer le traitement à des œstrogènes quand on est en phase ménopause. Quand les périodes sont bien découpées et régulières, il n'y a pas de problème. Si elles sont trop rapprochées, on va envisager une autre méthode qui est celle de la pilule pour provoquer directement un arrêt du travail des ovaires. Pour savoir si la personne est passée à la phase de ménopause, on arrête le traitement et on attend l'arrivée des symptômes en faisant éventuellement un dosage hormonal. Chez une femme de plus de 50 ans qui a commencé sa pré-ménopause il y a plus de cinq ans on peut facilement en déduire qu'elle est arrivée à ce stade.

 

En savoir plus : le site du Dr Elia www.docteurdavidelia.com

Et aussi : retrouvez une interview du Dr Elia sur la ménopause sur Linternaute Santé


Magazine Santé Envoyer Imprimer Haut de page
A VOIR EGALEMENT
Votre avis sur cette publicité

Sondage

A quelle fréquence consultez-vous votre gynécologue ?

Tous les sondages