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VIVRE AVEC
 
Avril 2007

Rosacée : la vie est loin d'être rose

Eviter les endroits chauds ou très froids, ne jamais sortir sans son fond de teint, se cacher des rayons de soleil, limiter les efforts physiques... voilà à quoi peut ressembler le quotidien des personnes atteintes de rosacée.
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Près de 4 millions de Français ont le visage empourpré. Or, ce n'est ni par plaisir, ni par timidité qu'ils rougissent… mais parce qu'ils sont victimes de rosacée.

Près de la moitié des personnes atteintes ressentent le besoin impérieux de cacher cette maladie. Photo © Image

Pourtant, seulement 15 % d'entre eux ont franchi la porte d'un médecin. Un chiffre ridiculement bas qui souligne combien il semble difficile de cerner cette maladie et d'en parler. Or son impact peut être considérable. Illustrations.

Difficile à dissimuler

Cacher sa rosacée, autant dire que cela relève de la mission impossible. Joues, nez, menton, front… rien n'échappe aux rougeurs intempestives. Cette affection d'origine vasculaire, a la détestable idée de ne s'attaquer qu'au visage. Principales victimes : les femmes à la peau claire, et plutôt jeune. Concrètement, les petits vaisseaux de la peau se dilatent et finissent par zébrer la figure. Le tout s'accompagnant de picotements et de sensations de chaleur. Selon le stade, des petits boutons rouges peuvent cribler le visage. C'est dire si cette maladie de peau n'a rien de réjouissant.

Affronter le regard des autres

Les chiffres parlent d'eux-même : 92 % des personnes atteintes de rosacée ressentent une gêne psychologique et relationnelle (1). Près de la moitié des malades (42 %) déclarent qu'ils ont perdu leur confiance en eux. C'est la première difficulté : affronter le regard des autres.

De nombreux préjugés

Selon cette même étude, 80 % des hommes contre 58 % des femmes déclarent leur vie sociale affectée par la rosacée. Une différence de taille qui s'explique notamment par le fait que ce sont principalement les hommes qui sont concernés par les cas les plus sévères. Au stade ultime de la maladie, les traits du visage s'épaississent, et le nez se déforme, défigurant totalement la personne atteinte. Pire, il lui donne une image d'alcoolique.

"92 % des personnes atteintes de rosacée ressentent une gêne psychologique et relationnelle"

Et c'est là la seconde difficulté : les nombreux préjugés que véhicule la maladie. Depuis la suspicion d'une mauvaise hygiène de vie à celle d'un état alcoolique bien avancé, nombre des malades ressentent gêne et culpabilité. Ainsi, 40 % des hommes (le double des femmes) craignent d'être pris pour des alcooliques. Du coup, beaucoup se refusent le moindre verre d'alcool, un facteur aggravant qui favorise les rougeurs. Ce comportement montre ô combien les malades sont attentifs à leurs moindres faits et gestes pour éviter tous soupçons.

Des solutions existent

La rosacée se soigne. Et le plus tôt est le mieux. N'attendez pas que les rougeurs s'installent définitivement pour consulter. A la moindre suspicion, n'hésitez pas à voir un dermatologue. Trop souvent confondus avec l'acné ou assimilés à un trait morphologique naturel, les symptômes de la couperose sont minimisés. A tort. Retenez que des traitements efficaces, pris tôt peuvent vous faire voir la vie en rose. Enfin.


(1) : Enquête du groupe LASER de la Société Française de Dermatologie, menée auprès d'une centaine de femmes de novembre 2005 à janvier 2006.

En savoir plus www.rosacee.com


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