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ON EN PARLE
 
Juin 2006

Le don et la greffe d'organe

Savez-vous que vous êtes un donneur potentiel, même si vous ne possédez pas de carte de donneur ? En avez-vous déjà parlé avec vos proches ? Pourquoi en sera-t-il question sur la carte vitale 2 ?
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Les chiffres de la greffe et du don

» De 2000 à 2005, le nombre de greffes réalisées a augmenté de 32 %

» En 2005, le nombre d'inscrits en liste d'attente de greffon a augmenté de 4%

» En 2005, sur les 12 000 malades qui ont eu besoin d'une greffe, 4238 ont été greffés et 186 patients sont décédés faute de greffon.

Mieux comprendre le don d'organe

La greffe est une urgence. Entre la décision de procéder ou pas à la greffe et le temps de transport du greffon, il faut faire très vite. Photo © Benoît Rajau pour l'Agence de la biomédecine.

La greffe reste une thérapeutique majeure pour sauver des vies. En effet, si certains organes ou tissus peuvent être remplacés artificiellement (prothèses osseuses, valvules cardiaques par exemple), pour certains autres, il n'y a aujourd'hui aucune alternative efficace et reconnue à la greffe d'organe. C'est le cas pour le poumon, le cœur, ou le foie. La greffe permet également d'améliorer la qualité de vie des malades. Par exemple, après une greffe de rein, les malades ne sont plus contraints à la dialyse. De plus, lorsque les traitements deviennent insuffisants, la greffe est parfois le seul espoir.

Pour des raisons de compatibilité et de motivation, les greffes peuvent se faire entre membres de la même famille. Mais dans la plupart des cas, c'est le don post-mortem qui est envisagé. En 2005, 94% des greffes ont en effet été réalisées à partir de donneurs décédés. De fait, lorsqu'une personne décède de façon accidentelle, par exemple après un accident de la route, il est parfois possible de lui prélever des organes et de sauver plusieurs personnes.

Le don d'organe se greffe sur la carte vitale ?

Nous sommes tous des donneurs potentiels selon la loi française. En effet, toute personne est automatiquement considérée comme consentante au prélèvement de ses organes et tissus après sa mort, du moment qu'elle n'a pas manifesté de refus de son vivant. Et même si elle n'a pas de carte de donneur.

Bien sûr, vous avez le droit de vous y opposer, soit en vous inscrivant sur le registre national des refus, soit en témoignant votre volonté à vos proches de votre vivant. C'est un choix personnel et il n'y a pas à culpabiliser si vous y êtes opposé.

En savoir plus

Le principal c'est simplement d'avoir réfléchi à la question et d'en avoir parlé avec vos proches. Et c'est là qu'est le "problème". Le plus souvent, on ne parle pas du don d'organe, c'est un sujet qui fait peur, à juste titre. Et lorsque les médecins demandent dans l'urgence, son accord à la famille, celle-ci n'est le plus souvent pas en mesure de se prononcer. Résultat, elle refuse dans un cas sur trois.

Le 29 mars 2006 dernier, le ministre de la santé a annoncé que chaque personne pourra faire inscrire sur sa carte vitale 2 qu'elle a bien été informée de la réglementation sur le don d'organe. Ceci ne change rien au principe du consentement présumé et à la possibilité de s'inscrire sur un registre de refus, et ce n'est pas exactement une prise de position claire. En revanche, cela devrait permettre aux équipes médicales de pouvoir mieux engager le dialogue avec les familles. Et surtout, pour chacun, de faire la démarche de se poser la question et d'en parler avec ses proches.

Comment se passe la greffe ?

On parle de de mort encéphalique (ou mort cérébrale), lorsque le cerveau cesse de fonctionner et après tout échec de la réanimation.

Si le défunt n'est pas inscrit au registre national des refus, l'équipe médicale doit s'efforcer de recueillir le témoignage de la volonté du défunt auprès de ses proches. Photo © Benoît Rajau pour l'Agence de la biomédecine.

Par contre, le cœur fonctionne encore et irrigue les organes comme le foie ou les poumons. Les greffes peuvent dès lors concerner de nombreux organes et tissus. Si le défunt n'est pas inscrit au registre national des refus, l'équipe médicale s'efforce de recueillir le témoignage des proches. Ensuite, les prélèvements sont effectués dans les meilleures conditions afin de répondre à toutes les questions des familles et de respecter l'intégrité du corps de la victime. Le don est gratuit et il respecte l'anonymat entre donneur et receveur.

 

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