Entorse : soigner rapidement pour éviter les séquelles Prendre son temps pour poser le bon diagnostic

si c'est bien une entorse, questionnaire et examen clinique suffiront au médecin
Si c'est bien une entorse, questionnaire et examen clinique suffiront au médecin pour poser le diagnostic. © Hemera/Thinkstock

Le problème avec l'entorse, c'est qu'elle peut facilement être confondue avec d'autres choses, potentiellement plus graves à long terme pour le patient.

 Lorsque le blessé arrive au cabinet, le premier geste du médecin va donc être de lui faire subir un interrogatoire poussé, afin d'en savoir le plus possible sur les circonstances de l'accident et sa "configuration". Le but : déterminer le degré de gravité de l'entorse, si c'en est une, et détecter la possibilité d'une autre lésion associée, type fracture ou lésion d'un tendon.

Parmi les questions que le praticien doit poser : quels symptômes se sont manifestés au moment du traumatisme ? Avez-vous entendu un craquement au moment de la chute ? Au bout de combien de temps le gonflement est-il apparu ? (Ndlr : plus le gonflement est rapide, plus la gravité de la blessure est probable) Avez-vous pu continuer à marcher ou non ?

 S'ensuit bien sûr un examen clinique de l'articulation abîmée. Le médecin va évaluer l'ampleur de l'œdème, la difficulté à mouvoir l'articulation, l'éventuelle présence d'une ecchymose trop importante pour être relative à la fracture...

 Si l'examen clinique et le questionnaire ont permis de déterminer avec certitude que l'entorse était bénigne, radiographies et imageries ne sont pas indispensables. Les radiographies ne sont demandées qu'en cas de suspicion de fracture associée. "L'échographie est un autre examen intéressant, ajoute le Dr Jean-Marie Coudreuse. Elle permet de faire un très bon bilan ligamentaire. (...) Les autres examens tels que l'IRM et arthroscanners ne sont jamais prescrits initialement. Ils ont en revanche un intérêt dans un deuxième temps, pour la détection d'autres lésions."

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