Entorse : soigner rapidement pour éviter les séquelles Sans rééducation, des risques de séquelles non négligeables

mal soignée, une entorse en appelle d'autres, l'articulation étant fragilisée.
Mal soignée, une entorse en appelle d'autres, l'articulation étant fragilisée. © Stockbyte/Thinkstock

Les séquelles d'une entorse insuffisamment soignée peuvent être dévastatrices, surtout s'il s'agit d'un sportif, dont les articulations sont particulièrement sollicitées.

 D'abord, faute d'avoir servi pendant plusieurs jours, voire plusieurs semaines, la masse musculaire va fondre. Cela va très vite, y compris chez les personnes en bonne santé ayant une activité physique importante. La cheville (c'est l'entorse la plus fréquente) ou l'articulation blessée est donc fragilisée puisque les muscles permettent d'ordinaire d'assurer une bonne stabilité et de protéger l'articulation. Résultat : en l'absence de traitement, elle risque de se tordre à nouveau.

 Au sortir d'une entorse, à force d'avoir été immobilisée, l'articulation est devenue raide : il est difficile de la remettre en route et, bien souvent, le patient a perdu de l'amplitude dans ses mouvements.

En l'absence de rééducation, ce dernier se trouve donc diminué physiquement : même si la douleur a disparu, l'articulation blessée est moins performante qu'auparavant. C'est d'autant plus vrai qu'il s'agit de la cheville ou d'une articulation de la jambe.

Résultat :

- le premier facteur de risque d'une entorse est la présence d'une ancienne entorse ;

- par ailleurs, les patients ayant eu une entorse à une cheville ont plus de risques de se faire une entorse sur l'autre cheville.

Seule une rééducation précoce peut aider à réduire ces risques. Le souci, c'est qu'il n'y a pas de prise en charge standardisée de l'entorse. Et tous les médecins n'ont pas conscience de l'importance de la rééducation. D'autant qu'elle engendre un coût supplémentaire pour la sécurité sociale, qui sera imputée au prescripteur.

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