Entorse : soigner rapidement pour éviter les séquelles Une pathologie extrêmement fréquente

ce n'est pas pendant le sport, mais lors d'activités du quotidien que l'on se
Ce n'est pas pendant le sport, mais lors d'activités du quotidien que l'on se fait le plus d'entorses. © iStockphoto/Thinkstock

Pas besoin d'aller au ski pour se faire une entorse. Glisser sur le tapis en sortant de la douche, sur une plaque de verglas en sortant du bureau, en jouant au handball ou après une mauvaise prise de judo... L'entorse est l'un des traumatismes articulaires les plus fréquents.

On en diagnostique pas moins de 6 000 par jour en moyenne, en France ! Et encore, ce chiffre serait sous-estimé. "On considère qu'une entorse de la cheville sur deux n'est pas vue en consultation", estime le Dr Jean-Marie Coudreuse, médecin du sport au CHU de Marseille. Le blessé consulte généralement quand l'entorse lui crée un handicap, l'empêchant de poser le pied par terre, par exemple.

 Parmi toutes les entorses possibles (globalement, chaque articulation est susceptible d'être victime d'une entorse), c'est celle de la cheville qui est la plus fréquente.

 Voilà une nouvelle qui ne va pas réjouir ceux qui avançaient la dangerosité du sport pour ne pas en faire : contrairement à une idée reçue, la première cause d'entorse n'est pas la pratique sportive mais bien les petites activités du quotidien.

 En revanche, l'entorse représente pas moins de 15 % à 20 % des blessures sportives. A des degrés de gravité divers. Les sports de ballon semblent les plus à risque : handball, volley, basket, football et rugby. C'est logique, "ce sont des sports occasionnant des réceptions après des sauts (...), les joueurs sont donc susceptibles de retomber en rotation", indique le Dr Coudreuse.

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