Chikungunya : pas de crise sanitaire dans le Var

Les autorités se sont voulues rassurantes, lundi, lors d'une conférence de presse faisant le point sur l'infection "autochtone " de deux fillettes par le virus du Chikungunya. Celui-là même qui avait provoqué une véritable épidémie à La Réunion il y a quelques années.

Jusqu'alors les quelques cas répertoriés en métropole étaient "importés", c'est-à-dire que les malades avaient auparavant séjourné dans une zone infectée. Mais cette fois, ce sont bien des moustiques-tigres établis sur le territoire français qui ont transmis la maladie. Le foyer originel de l'infection a été repéré : il s'agit d'une petite fille de 7 ans, qui avaient contracté la maladie lors d'un séjour en Asie. Piquée par un moustique femelle à son retour en France, celui-ci s'est donc retrouvé infecté et a contaminé deux autres victimes en les piquant à leur tour.

Pour autant, les autorités estiment qu'il ne s'agit pas d'une crise sanitaire. Un état de vigilance 3 (sur une échelle de 5) a tout de même été déclaré. Aujourd'hui, le plus urgent est d'enrayer l'épidémie en se débarrassant des moustiques tigre. Outre les mesures prises par les responsables locaux, chacun peut, chez soi, éviter de laisser de l'eau stagner dans des coupelles ou autres petites mares.

Et aussi la dengue

Rappelons que le chikungunya se manifeste par des symptômes proches de ceux de la grippe : maux de tête, fièvre élevée (plus de 38,5 °C), courbatures, grande fatigue. Il n'existe qu'un traitement symptomatique et aucun vaccin. Chez les personnes en bonne santé, ces symptômes se résorbent en quelques semaines. Chez les personnes plus fragiles ils peuvent entraîner des complications qui, toutefois, restent rares.

Le moustique tigre est présent depuis plusieurs années dans le sud-est de la France. C'est également lui le vecteur de la dengue, maladie dont deux cas autochtones ont été récemment déclarés dans les Alpes maritimes.

Petite consolation : le risque de propagation devrait s'éteindre d'ici un mois avec l'arrivée de températures plus basses, avec lesquelles les moustiques ne font pas bon ménage.