Le plan français grippe A Phase 2 : les généralistes au centre du dispositif

"L'élargissement de la prise en charge à la médecine de ville est précoce étant donné qu'il n'y a encore qu'un nombre limité de cas en France, mais il est utile pour se roder avant une éventuelle augmentation du nombre de cas" a indiqué Roselyne Bachelot à la presse le 22 juillet.

A partir du 23 juillet, la stratégie évolue donc et se resserre encore sur le médecin généraliste, qui devient la clé d'entrée du dispositif. Autrement dit, en cas de syndrome grippal, il n'est plus nécessaire de contacter le SAMU (centre 15), il faut désormais (sauf complications) s'adresser directement à son médecin traitant, qui est habitué à prendre en charge chaque année les épidémies de grippe. C'est lui qui décidera donc de la prise en charge et du traitement les plus adaptés. Les hôpitaux restent cependant mobilisés pour accueillir les patients les plus malades, qui développeraient des complications. A noter aussi que pour les enfants de moins de 1 ans, qui nécessitent une surveillance particulière en milieu hospitalier, il faut continuer à passer par le SAMU (centre 15).

Les professionnels de santé libéraux ont été approvisionnés en kits de protection (masques) et en antiviraux. Deux types de modèles sont à leur disposition : les masques FFP2 pour leur propre protection et les masques anti-projection à remettre à leurs patients malades pour qu'ils évitent de contaminer leur entourage. Par ailleurs, les masques anti-projection, ainsi que les antiviraux sont délivrés gratuitement sous prescription médicale dans les pharmacies, à partir du 23 juillet. 

 Le gouvernement dispose d'un stock de 723 millions de masques FFP2 réservé pour un éventuel passage en niveau 6.

Les antiviraux seront si besoin délivrés sur ordonnance, mais pas de manière systématique. Trop en prescrire pourrait en effet conduire à un phénomène de résistance du virus. Autrement dit, l'antiviral deviendrait inefficace. Les cas les plus graves seront donc prioritaires. Il s'agit en particulier des personnes déjà fragiles à cause d'une pathologie chronique (diabète, asthme...), des femmes enceintes, des personnels hospitaliers, ainsi que des personnels indispensables au maintien de services essentiels. Les antiviraux pédiatriques restent pour l'instant dans les seules pharmacies à usage intérieur des établissements de santé.

 Le gouvernement dispose d'un stock de 33 millions d'antiviraux.

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