Dr House est-il crédible ? Des maladies extrêmement rares, mais crédibles

Dr House déteste les rhumes, grippettes et autres maladies banales. D'ailleurs il les évite au maximum. Pour qu'il daigne se pencher sur le cas d'un patient, il faut qu'il soit bizarre, incompréhensible, déstabilisant, bref : il doit constituer un challenge pour son cerveau de médecin-détective. Résultat : échouent au service des diagnostics de House tous les cas désespérés qu'aucun autre médecin n'a su résoudre. Voici quelques exemples piochés au fil des épisodes : récemment, House a fini par diagnostiquer la lèpre chez un petit garçon qui n'avait jamais quitté les Etats-Unis, un peu plus tôt, il avait sauvé une femme et son bébé de la mort alors que celui-ci était en train de tuer sa mère de l'intérieur, une maladie du miroir.

Un autre jour, c'est un petit autiste avec qui il noue une relation particulière, qui va lui permettre de découvrir que ses symptômes proviennent de petits vers qui se sont logés dans son cerveau après qu'il a ingéré du sable. Une autre patiente a contracté une sorte de maladie du sommeil, alors qu'elle n'a jamais séjourné dans un pays infecté. Elle non, mais son amant, oui... Une autre fois, c'est le virus de la varicelle qui a envahi le cerveau du patient et se manifeste donc de façon complètement inhabituelle, des années après avoir contracté la maladie.

Cas trop fréquents

Bref : le service de House est celui des cas désespérés. Au point où on finit par se demander si tout cela est bien crédible, tout de même ! "Quand j'ai commencé à regarder la série, ça m'a énervé parce que je pensais qu'ils inventaient beaucoup, tout de même, se souvient le journaliste Andrew Holtz, spécialiste en santé publique et auteur de l'ouvrage The Medical Science of House, M.D. Et puis j'ai fait des recherches et constaté que tous les cas qui sont abordés ont pu exister, à un moment donné. L'histoire part souvent d'un cas particulier qu'un vrai médecin a déjà rencontré." Les maladies, les symptômes atypiques et autres curiosités médicales de la série sont donc crédibles.

 

Ce qui ne l'est pas, en revanche, c'est la fréquence de ces cas. Il s'agit chaque fois de pathologies rarissimes, qui se manifestent de façon complètement atypiques. "Parfois même, poursuit M. Holtz, plusieurs maladies ont été agrégées sur un même cas ! Les maladies du Dr House, c'est le genre de chose qu'un médecin peut voir une fois dans sa carrière, s'il a de la chance. Alors deux cas par semaine, comme dans ce service particulier, c'est complètement impossible. Il s'agit bien évidemment d'une invention hollywoodienne pour que la série soit intéressante."

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