Vaginisme : quand les rapports sexuels sont synonymes de douleurs Apprendre à se détendre physiquement et mentalement

le suivi psychologique est indispensable aux exercices de relaxation.
Le suivi psychologique est indispensable aux exercices de relaxation. © bokan - Fotolia

Les traitements du vaginisme ont pour but de faire un travail mental et psychologique sur l'origine du vaginisme. Dans un second temps, le traitement consiste à apprendre à la femme à se relaxer et à détendre et principalement les muscles du plancher pelvien. Il s'agit de rééduquer ces muscles afin qu'ils ne se contractent plus automatiquement. La femme s'aide généralement de dilatateurs vaginaux même si certaines préfèrent utiliser leurs doigts pour faire les exercices.

Ces exercices sont proposés à la femme pour mieux connaître son corps et principalement ses muscles pelviens dont elle ignore parfois l'existence ! Ils demandent une grande motivation et implication de la femme car ils doivent être faits régulièrement et peuvent être difficiles à suivre, puisqu'ils sont basés sur l'émotionnel, le mental, le psychique et le physique. Ils demandent donc beaucoup de force.

Il existe cinq principales techniques pour soigner le vaginisme. Le sexologue ou le psychothérapeute est consulté en amont, puis en parallèle, du traitement musculaire. C'est ensuite au médecin, au kinésithérapeute spécialisé ou à la sage-femme d'évaluer avec la femme quel sera le traitement le plus adapté. 

 La psychothérapie et la sexothérapie sont importantes et utiles aux femmes souffrant de vaginisme. La psychothérapie permettra aux femmes de rechercher la cause de leur vaginisme ou leurs autres blocages, mais également de reprendre confiance en elles, une des conséquences courantes de ce trouble sexuel. La sexothérapie permettra aux femmes de positiver la sexualité et d'analyser leur comportement. Mais dans tous les cas, ces deux thérapies ne suffiront pas toujours : il est alors indispensable d'ajouter un travail au niveau du corps et une rééducation ciblée au niveau du périnée.

 La rééducation périnéale est la plus connue : elle permet de mieux ressentir les muscles pelviens et d'apprendre à les contracter ou les relâcher de façon consciente.

 Le biofeedback est une méthode qui a recours à des électrodes qui sont placées sur le périnée. A l'aide d'un écran, la femme suit la contraction et la décontraction de ses muscles afin d'apprendre à mieux relâcher les muscles. Une sonde est parfois introduite pour aider au traitement.

 La rééducation vaginale est la méthode la plus traditionnelle : il s'agit, à l'aide de dilatateurs vaginaux, d'apprendre au vagin à accepter l'introduction d'un objet. Cette rééducation nécessite une technique appropriée, apprise par une sage-femme ou un sexologue, afin d'éviter d'aggraver les douleurs en faisant de mauvaises manipulations.

La durée nécessaire aux femmes pour arriver à se détendre et retrouver une vie sexuelle sans douleur, ni difficultés est très variable. Tout dépend du rythme des consultations chez les sexologues, des causes du vaginisme, mais également de la régularité dans la mise en pratique à domicile des exercices appris.

Sommaire