DMLA : un dépistage recommandé dès 55 ans

Les Journées nationales d'information et de dépistage de la DMLA, organisées cette semaine, sont l'occasion de sensibiliser à cette maladie encore mal connue. Retour sur cette pathologie qui touche près d'une personne sur quatre après 75 ans.

DMLA : un dépistage recommandé dès 55 ans
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Affiche des 7e Journées nationales d'information et de dépistage de la DMLA. © Association DMLA

"Avec une DMLA, nous ne verrez plus votre vie de la même façon !", tel est le slogan adopté par l'Association DMLA dans le cadre de sa nouvelle campagne de sensibilisation, du 24 au 28 juin, en partenariat avec la Société Française d'Ophtalmologie (SFO) et le Syndicat National des Ophtalmologistes en France (SNOF). La dégénérescence maculée liée à l'âge, première cause de malvoyance et de cécité légale (acuité inférieure à 1/10 de vue) après 50 ans dans les pays développés, affecte le centre de la rétine appelé macula, spécialisée dans la vision des détails et des couleurs. Cette pathologie évolue dans un premier temps en silence pendant plusieurs années, avant l'apparition des premières gênes visuelles.
Plusieurs symptômes peuvent inciter à consulter un ophtalmologiste : une chute de la vision (ternissement des couleurs et nécessité d'intensifier l'éclairage pour lire), déformations visuelles, difficultés à distinguer les détails, perception d'une tache noire centrale. Il n'existe actuellement pas de traitement curatif mais la DMLA peut voir sa progression stabilisée ou ralentie grâce à des traitements thérapeutiques (pour la forme humide, aussi appelée néovasculaire) ou préventifs (pour la forme sèche), d'où l'importance d'un dépistage précoce. A l'occasion des Journées nationales d'information et de dépistage de la DMLA, les ophtalmologistes participants à l'opération recevront sur rendez-vous toute personne âgée de plus de 55 ans souhaitant bénéficier d'un dépistage de la DMLA, un examen du fond de l'œil, rapide et indolore. Des guides d'information sur la maladie, le dépistage et les traitements seront également distribués. A savoir que plusieurs facteurs de risque sont à prendre en compte : l'âge, mais aussi le tabagisme, l'obésité ou l'exposition solaire qui accélère le vieillissement de l'œil. Il existerait également une prédisposition génétique, le risque de DMLA augmentant en cas d'antécédents familiaux mais il n'existe, à ce jour, aucune preuve de transmission directe. A ne pas négliger : le facteur "nutrition", préventif de la DMLA. Ainsi, les fruits et légumes colorés (tomates, poivrons, courgettes, aubergines...) de même que les oméga-3 contenus dans les produits de la mer (poissons, crustacés, mollusques), les huiles de lin, de noix et de colza sont à privilégier.

Une maladie qui tend à se faire connaître

Menée en 2012 par l'Institut d'Education Médicale et de Prévention (IEMP), une étude révèle que plus de 80 % des Français connaissent la DMLA, ne serait-ce que par son nom. Un constat encourageant même si la maladie reste encore mal connue : si 17 % (contre 3 % en 2007) associent spontanément la DMLA à la sphère ophtalmologique, 18 % n'en ont jamais entendu parler. Par ailleurs, 7 personnes sur 10 savent que la DMLA peut être dépistée et ralentie mais 50 % des personnes interrogées pensent à tort qu'elle peut être prévenue par la chirurgie.
Plus d'informations sur le site des 7e Journées nationales d'information et de dépistage de la DMLA.