Pendant plusieurs mois ou années, vous avez broyé du noir au point de vous demander ce que vous faisiez sur terre. Aujourd'hui, vous allez mieux vous avez retrouvé l'envie de vivre. Racontez-nous comment vous êtes sorti de la dépression.
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Pivoine
, Malakoff
le 07 octobre 2009
Combien de temps a duré votre dépression ? Avait-elle une raison particulière et, si oui, laquelle ?
J'ai fait 4 dépressions. La dernière a débuté en 2005, très fortement (8 hospitalisations), jusqu'en 2008. Je souffre, dit le psy, du syndrome de l'abandonnite. J'ai accumulé en 2005, coup sur coup, plein de tracas qui ont fait qu'un matin, en me levant, je suis tombée à terre en pleurant. SOS m'a prise en charge et les urgences de l'hôpital et la suite... De clinique en clinique psy et même Paul Guiraud à Villejuif (3 fois).Quelles solutions avez-vous trouvé pour aller mieux ? Racontez le cheminement.
J'ai été enfermée (au cachot) pendant plusieurs jours (j'étais suicidaire). Quand on m'a fait sortir et mise en chambre avec une personne qui devait partir, celle-ci, pour me libérer de la tenue "hôpital" m'a emmenée chercher des vêtements. J'ai vu des horreurs. Revenue dans ma chambre, je suis allée dans la salle de bains, je me suis regardée, touchée partout et je me suis dit, que j'étais vraisemblablement comme ceux (des fous) que j'avais vus. J'ai donc décidé de m'accrocher pour ne pas leur ressembler et je m'en suis sortie mais ce fut long et difficile, avec des récidives. Ne plus manger, ne plus se laver, s'enfermer, prendre médoc et alcool et passer la nuit par terre à cause du mélange, s'ouvrir la tête en tombant, se réveiller, on ne sait pas combien de temps après... La chaise près de la fenêtre ouverte... Mais cela m'a passé, je suis toujours et serai toujours sous traitement, c'est mon quotidien.Aujourd'hui, comment vous sentez-vous ? Diriez-vous qu'avoir traversé une dépression vous a rendu plus fort ?
Aujourd'hui je me sens bien quand tout va bien, je reste sensible, mais j'ai appris à gérer mon stress grâce à la sophrologie. Dès que je sens une contrariété venir, je m'en fais une petite séance. Cette dernière dépression m'a rendue plus sûre de moi et m'a permis de surmonter et de relativiser les choses. J'ai 60 ans, j'ai arrêté de travailler (un stress en moins), des ennuis avec mes enfants, mais je gère avec calme et j'élimine tout ce qui peut m'occasionner une contrariété. C'est difficile car quelquefois, c'est tellement dur que je repense que je pourrais retomber si je ne m'accroche pas. La vie n'est hélas par un long fleuve tranquille surtout pour celles qui ont touché le fond du fond et qui reviennent de loin.
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Patricia
Je suis certaine que l'on reste fragile après une dépression car c'est une maladie des gens sensibles aux émotions. C'est pour cela qu'il faut bien se connaître et apprendre à faire face dès l'apparition de certains signes avant-coureurs, bon courage et continuez à faire face
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Marc
Bonjour, vous parlez de faire la sophrologie seule comment faite vous. Bien cordialement marc
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