Moteur de recherche

Partager cet article

RSS
Femmes > Santé > Contributions > Antidépresseurs : vous en consommez ?
Vous avez dit antidépresseur?

 Vous avez dit antidépresseur?  

Paul , Nice le 21 octobre 2008

A quelle occasion vous a-t-on prescrit des antidépresseurs et pour quelle durée ?

Quelquefois, dont une à ma puberté et à la mort de mon père.

Avez-vous pu en mesurer l'efficacité ?

J'ai tout pris sur moi et je n'ai pas acheté ces saloperies.

Avez-vous constaté des effets secondaires ? Si oui, lesquels ?

J'ai remonté ma petite pente, sans cachets et donc sans effets secondaires.

Suivez-vous toujours votre traitement ? Pourquoi ?

Compte tenu des effets secondaires (apathie) que je vois sur les autres et du phénomène d'accoutumance je ne suis pas prêt à entrer dans ce circuit.
  • Mademoiselle

    Je suis morte de rire la dépression n'est pas une question d'être forte ou pas la dépression est une maladie ! Pour moi ça fait trois ans que ça dure et je vois bien que les antidépresseurs m'aident à surmonter ma dépression car je ne sais pas d'où vient cette dépression je dois avoir un manque de sérotonine dans le cerveau et c'est encore pire quand on ne sait pas pourquoi on est dépressive ! C'est un combat de tous les jours même si des moments j'ai envie de tout lâcher je pense qu'on peut en guérir ! C'est long mais en étant bien soignée et bien suivie je pense que c'est possible courage !
  • Alex

    Anne, pharmacienne de profession... C'est bien. Vous avez donc dû remarqué le sigle inscrit sur les boîtes des antidépresseurs qui mettent en garde les conducteurs... Sigle que l'on retrouve sur des myolastants (pour une tendinite par exemple) et qui auraient pu vous faire le même effet... Donc, forte de votre formation, vous avez délibérément pris un médicament que vous saviez compromettant pour votre conduite de véhicule et vous souhaitez en tirer une conclusion générale sur l'usage des antidépresseurs pour des pathologies que vous ne connaissez pas et des individus aux parcours uniques ? Et bien, je crois que cela montre bien pourquoi on va chez un médecin pour se soigner et que l'on achète ce qu'il prescrit chez le pharmacien. Chacun son métier. Merci pour cet avis qui montre bien qu'un médicament ne doit pas être pris sans prescription médicale. En espérant que vous n'ayez jamais besoin d'en prendre, pas parce que ce sont des saloperies mais parce que vous en auriez malheureusement besoin. Mais enfin, quand même, votre propos me fait fortement douter que vous soyez pharmacienne ! Ou alors c'est vraiment inquiétant
  • Anne

    Je serais plutôt d'accord avec le terme de saloperies, je suis pharmacienne de profession et je sais de quoi je parle. De nos jours, au moindre petit problème, hop ! Antidépresseur, c'est trop facile. J'ai pourtant eu ma dose de malheurs (perte d'un enfant, divorce), mais pour rien au monde je n'aurais voulu avaler ça, je m'en suis sortie par moi-même.
    Je vous raconte une petite expérience, histoire de ne pas mourir bête, comme on dit, j'ai essayé d'avaler une gélule de Prozac par curiosité. J'ai eu un mal fou pour rentrer de la pharmacie à la maison et, en arrivant, j'ai manqué la porte du garage dans lequel je rentre pourtant tous les jours depuis 20 ans. Cela m'a coûté une aile et un rétroviseur, merci Prozac.
    A mon avis, il n'y a pas que l'alcool qui provoque des morts sur les routes
  • Sonia

    Je suis tout à fait d'accord avec Alex... Maintenant... Avant j'aurais été plutôt de l'avis de Paul... Des idées très arrêtées et négatives sur les antidépresseurs, que je qualifiais moi aussi de "saloperies".
    Avec une bonne force de caractère qui m'avait permis de traverser de nombreuses épreuves difficiles, sans médicaments, je pensais ne jamais en avoir besoin. Que la volonté suffirait...
    Et puis voilà, comme dit Alex, on a ses limites. Et parfois, pour des évènements qui paraissent moins graves. Une dépression combattue et refoulée qui vous arrive en pleine face, sans trop comprendre pourquoi, la goutte d'eau comme on dit.
    Et là, oui, je pense que les antidépresseurs m'ont sauvé la vie ! Car j'avais plongé, sans m'en rendre compte, en pensant pouvoir m'en sortir mais en vain. La dépression était belle et bien là, même si je ne voulais pas l'avouer !
    J'ai refusé le traitement pendant 3 mois, j'avais l'ordonnance, mais je ne voulais pas en arriver là ! Sport, thérapie, rien n'y faisait, j'étais tombé dans ce cercle infernal de la dépression, que je n'avais jamais connu avant (démotivation, fatigue, aucune envie, tristesse, pleurs, idées noires, plus de concentration, plus d'appétit, on n'arrive plus à prendre du recul et à relativiser... On se sent une autre personne).
    Même si c'était très dur pour moi d'accepter cette aide médicamenteuse que je qualifiais de "saloperies", c'était ma seule issue...
    Et je ne regrette pas d'avoir changé d'avis, même si je reste très vigilante sur ce type de traitement.
    J'ai pris Effexor, une molécule qui m'a très bien convenu, sans effet secondaire. Au bout d'un mois, la libération ! Je me suis retrouvée, avec toutes mes facultés, mon enthousiasme, ma motivation...
    Je suis très bien suivie et en période de sevrage progressif. C'est un traitement long et qui doit être bien mené.
    J'avoue appréhender un peu ce sevrage, car on se sent vraiment bien. Mais je pense que si l'on est bien accompagné et qu'on suit une thérapie à côté pour comprendre l'origine du problème, il n'y a pas de raison...
    J'espère ne plus jamais avoir recours aux antidépresseurs à l'avenir, mais en tout cas, mes idées ont changé sur le sujet. Il peut être parfois nécessaire, voire vital d'y avoir recours, avec modération bien sûr.
    Alors, Paul, je ne vous le souhaite surtout pas, mais on ne sait pas ce que la vie nous réserve ni où sont nos limites...

    Sonia
  • Clémence

    Perso les antidépresseurs m'ont empêchée de me suicider. Ça ne guérit pas mais ça aide, car quand on arrive à la limite du point de non retour, il faut agir vite: la thérapie est primordiale mais en cas de suicide imminent elle ne va pas assez vite.
    Alors non ce ne sont pas des saloperies, mais des médicaments qui nécessitent un suivi
  • Alex

    Effectivement, si vous avez eu les capacités de surmonter ces épreuves sans avoir besoin d'aide médicamenteuse, c'est super. Maintenant, appeler cela des saloperies, c'est assez désuet (d'autant que vous n'en avez jamais vraiment pris ! ) dans la mesure où cela sauve la vie (oui, la vie) à pas mal de personnes dans le monde de nos jours. L'abus de prescription est une chose, jeter les antidépresseurs dans la catégorie des saloperies, c'est un discours un peu puéril. Peut-être qu'un jour, vous devrez en prendre, on ne sait jamais quelles sont nos limites pour endurer des chocs violent ou distillés dans le temps. Et des fois le physique et le psychique s'effondrent en même temps. Dans ces cas-là, la prise de médicaments est souvent aussi vitale que celle d'un antibiotique pour combattre une bactérie. Je ne vous souhaite évidemment pas que cela vous arrive mais je veux juste mettre en avant le fait qu'il ne suffit pas de vouloir aller mieux pour que cela arrive. Cela dépend des gens, des circonstances, de l'importance du choc pour la personne, etc. Et quand toute la machine s'effondre, ce n'est pas une question de volonté comme certains avis de comptoirs continuent de véhiculer cette idée
58 contributions : 1 ... 43 44 45 46 47 48 49 50 51 52 53 ... 58
 
Magazine Santé Envoyer Imprimer Haut de page