Seins trop petits ou à l'inverse trop gros : vous avez un jour ressenti le besoin ou l'envie de faire corriger votre poitrine. Comment s'est passée l'opération ? Etes-vous satisfaite du résultat ? Faites part de votre expérience aux lectrices du Journal des Femmes.
Participez
Tous les articles Santé
Une malformation remarquée à l'âge de 14 ans
Céline
, Nantes
le 05 avril 2007
Pourquoi avoir décidé de vous faire opérer ? Comment l'intervention s’est-elle passée ?
A l'âge de 14 ans, en revenant de la piscine, ma soeur m'a fait remarquer que j'avais un sein beaucoup plus gros que l'autre. Je n'y avais jamais prêté attention ! Très gênée d'en parler, je l'envoie balader, mais elle finit par me convaincre d'en parler à ma mère. Chose faite, je me rends à mon retour de vacances chez mon médecin généraliste. Il n'a pas su dire d'où cela venait, et c'était la première fois qu'il rencontrait une telle situation. Il m'a alors envoyé voir un gynécologue. J'étais très gênée une fois encore, car aller voir un gynéco à 14 ans, c'est pas chose courante. Celui-ci m'a ensuite dit qu'il fallait très certainement attendre ma croissance finie pour faire quoique ce soit. Mais pour lui, la seule solution était l'opération. Il m'a alors envoyée voir un chirurgien plasticien.
J'étais très stressée d'aller voir un chirurgien esthétique, car pour moi, c'était un NON catégorique. Il était hors de question que je porte du silicone ! Le chirurgien m'a dit que c'était chose courante chez les jeunes filles de mon âge : la croissance de ma poitrine était prévue comme cela, un sein normalement développé, et un petit sein de jeune fille. Mais cela ne changea pas mon opinion.
Il m'a alors dit que l'on se reverrait lorsque ma croissance sera terminée. Pendant ce temps, j'ai dû camoufler ma différence. Coton, mouchoir en papier etc. Et la peur que quelqu'un s'aperçoive de quelque chose. Peur que l'on croit que je "rembourre" ! Et puis, plus de piscine, plus de plage en maillot de bain, c'était trop risqué. Puis, l'année de mes 16 ans, j'ai commencé à sortir. Mes copines portaient des petits décolletés, et moi un T-Shirt ample à manches longues. J'ai passé une mauvaise période, j'étais très complexée, j'ai même pesée 75 kilos pour 1m57. C'est pour dire ! Puis j'ai réussi à me confier à une amie (car auparavant, c'était SUJET TABOU) qui m'a aidée à surmonter cette différence. J'ai finalement décidé de me faire opérer après avoir eu quelques petits copains. Ce n'était pas évident de dire en parlant de ma poitrine "On ne touche pas" et de pas donner d'explication lorsque son copain veut juste la caresser ! N'étant pas majeure, il fallait l'accord de mes parents. Et puis, il y a aussi eu le problème de "Comment payer l'opération ?". Une étude de la Sécu et de notre mutelle a été réalisée. Il a fallu remplir des papiers et prendre des photos ; mais ma situation a finalement été comprise, et mon opération a été intégralement prise en charge (hormis les rendez-vous avec le chirugien avant l'opération qui coûtaient quand même 80€, ou les contrôles de routines 3, 6, 12 et 24 mois après l'opération). Bref, le jour de l'opération a approché, et je n'étais plus très sûre de vouloir me faire opérer. Ma mère m'a alors montré des photos de ma poitrine. Et là, j'ai compris qu'il fallait faire quelque chose ! L'opération a duré environ 3h. Je suis rentrée au bloc vers 13h30, et vers 16h30 je revenais dans ma chambre. Cela s'est apparemment bien passé. Apparemment, car le seul bémol, c'est qu'après l'opération, le chirurgien n'est même pas venu voir ma mère, qui m'accompagnait, pour lui en parler ! Elle a attendu jusqu'à 21h le soir, mais il ne s'est pas présenté !
Après l'opération, un kiné venait me voir tous les jours pour me faire faire des exercices, et deux jours après l'opération, le chirurgien s'est finalement présenté ! Après cela, j'avoue que je ne l'appréciais plus beaucoup ! Juste après l'opération, j'ai regretté de m'être fait opérer. Cela me faisait très mal, j'avais des difficultés pour faire des mouvements avec les bras, pour me tenir droite (problème au dos), et j'ai dû m'abstenir de sport pendant au moins un mois. Mais deux mois après, les douleurs se sont finalement estompées. Aujourd'hui, je ne ressens plus aucune douleur, hormis lorsque je reçois un coup (comme des ballons en sport).Quel bilan en tirez-vous ?
Auparavant, j'ai toujours été contre la chirurgie plastique et esthétique. Je pensais qu'il fallait être riche pour en avoir l'accès, et que les femmes qui y faisaient appel n'en avaient le plus souvent pas besoin. Fin avril, cela fera 2 ans que l'opération est passée. Déjà ! Je n'ai finalement aucun regret, et je suis satisfaite du résultat, même si les cicatrices se voient encore beaucoup. C'est beaucoup plus facile pour m'habiller, et je ne suis plus gênée par le regard des autres. Maintenant, j'en parle librement ; je n'irais pas jusqu'à dire que je suis fière d'avoir fait de la chirurgie plastique et que je le crie sur les toits, mais ce n'est plus un sujet tabou. D'ailleurs, dans mon cas, ce n'est pas de la chirurgie plastique ou esthétique, mais de la chirurgie réparatrice et reconstructive. Un seul bémol, l'allaitement ne me sera pas possible plus tard, car l'un de mes seins porte une prothèse de silicone, et l'autre a dû être remonté pour ressembler plus au premier.
Et je devrais également me faire réopérer après mes grossesses (mon médecin me conseille d'avoir mes enfants en peu de temps, pour éviter de me faire opérer plusieurs fois). Cependant, je sais que je ne retournerai pas voir le même chirurgien, car même si le résultat est tout à fait satisfaisant, le suivi aurait pu être meilleur.
| |
Les dernières contributions
|
|
| |
En ce moment sur Journal des Femmes Sante
|
|
87 contributions : 1 ... 8 9 10 11 12 13 14 15 16 17 18 ... 87
|