Ronflements : et si c'était de l'apnée du sommeil ? Une surveillance respiratoire sur 24 h

de radios sont parfois effectuées pour vérifier l'ossature.
De radios sont parfois effectuées pour vérifier l'ossature. © Cyril Comtat - Fotolia

Une fois le diagnostic du syndrome d'apnée du sommeil suspecté, le médecin généraliste pourra, en fonction des antécédents médicaux (troubles cardiovasculaires, obésité, etc.) définir l'utilité d'un bilan complet (pneumologique, cardiaque, biologique).

Afin de compléter les analyses, le médecin doit orienter le patient vers un spécialiste du sommeil et du syndrome de l'apnée du sommeil (ORL le plus souvent, pneumologue également) qui pourra réaliser plusieurs tests.

Un enregistrement nocturne (polygraphie ventilatoire, polysomnographie) confirmera ou non la suspicion de syndrome d'apnée du sommeil évoquée par le médecin généraliste. La polygraphie ventilatoire suffit généralement à faire le diagnostic et est pratiquée systématiquement en ambulatoire.

Des examens faits à la maison

Dans certaines circonstances (insomnie, suspicion d'une pathologie du sommeil associée comme les mouvements périodiques des jambes) ou si la polygraphie ventilatoire n'est pas suffisante, une polysomnographie sera réalisée le plus souvent en hospitalisation mais désormais de plus en plus en ambulatoire.

D'autres explorations, comme l'actimétrie couplée à un agenda du sommeil réalisé par le patient, permettent au médecin de connaître les habitudes de sommeil du patient et ainsi de mettre en évidence une insomnie, une mauvaise hygiène de sommeil ou une tendance au décalage de phase sur une période de 15 à 21 jours. 

Le but de tous ces tests est d'estimer le degré de sévérité de l'apnée du sommeil (légère, modérée ou sévère) pour ensuite appliquer le traitement le plus adapté.

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