Amygdales, végétations, voile du palais : faut-il se faire opérer ? Une opération douloureuse mais relativement efficace

les suites opératoires sont relativement douloureuses, quelle que soit la
Les suites opératoires sont relativement douloureuses, quelle que soit la méthode choisie. © alessandro binotti - Fotolia.com

Hélas, la chirurgie ORL à l'âge adulte est souvent bien plus douloureuse que pratiquée dans l'enfant. Celle du voile du palais n'échappe pas à la règle. Les complications ou petits soucis bénins post-opératoires étant plus fréquents que pour l'ablation des amygdales ou des végétations, le patient reste souvent au moins deux ou trois jours à l'hôpital, dépendamment de la technique utilisée. Il existe en fait plusieurs types d'intervention sur le voile du palais, mais dans tous les cas, l'idée est de le rendre plus rigide, afin qu'il cesse de vibrer à la moindre respiration.

 Il est possible de retirer une partie des tissus en excès par un geste chirurgical. Bien souvent, cette technique est associée à une ablation de la luette, voire des amygdales si elles sont obstructives. On va aussi tirer les muscles vers l'extérieur, dans l'espoir de retendre suffisamment le voile.

 Une intervention presque équivalente peut se faire au laser. Elle consiste à "brûler" les tissus en excès (mais pas les amygdales). Son avantage : elle se déroule sous anesthésie locale et ne nécessite donc a priori pas d'hospitalisation. Mais les suites opératoires sont souvent assez douloureuses.

 Le médecin peut également opter pour un implant, qui va venir rigidifier le voile du palais de façon artificielle.

 La radiofréquence est de plus en plus utilisée. Sous anesthésie locale, on chauffe les muscles du voile du palais grâce à de petites électrodes, ce qui va avoir un effet coagulant (création de tissus cicatriciel) : le muscle du palais va devenir moins flasque.

Ces techniques se valent sur le plan de la réussite : aucune n'est efficace à 100 % mais toutes donnent de bons résultats. Votre ORL vous proposera peut-être l'une ou l'autre de ces techniques, selon votre pathologie et votre dossier médical.

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