Ma mère, ma manipulatrice
Priscille
, Renung
le 09 novembre 2009
Dans quel cadre avez-vous été victime d’un
manipulateur ? A quoi ressemblait votre quotidien ?
Comment comprendre que l'on est manipulé par sa mère si ce n'est lorsque l'on est au bord du suicide et qu'un psychologue débute avec vous une analyse et met des mots sur des maux si lourds ! Vous traînez cela depuis tant d'années, allant jusqu'à vous interdire la maternité inconsciemment pour ne pas reproduire ce schéma. Elle m'a obligée à mentir à mon père enfant, elle m'a poussée au suicide, m'a détruite, et n'a pour finalité que ma destruction ; ma spychologue m'a fait comprendre que ma chère maman était une manipulatrice perverse... Je n'étais pas sa fille, j'étais son alibi, son amie à qui très tôt elle confiait trop de secrets, sa confidente, son confessionnal, le problème je n'étais qu'une enfant à qui elle volait sa jeunesse, son imaginaire, son côté fleur bleue. Les dégâts que cela allaient créer elle s'en moquait : sexuellement, la confiance en soi, la peur de l'autre, problème de poids...
Quelles conséquences cette relation a-t-elle eues sur
votre vie ?
Des conséquences qui à 36 ans m'ont conduite à être sous morphine, détruite, incapable d'avoir confiance en moi, avec un mal être terrible, 3 tentative de suicide à mon actif, une souffrance moral, mental terrible de ne pas savoir si un jour elle m'a aimée. Mon corps parle, indirectement, traduit cette souffrance, j'ai frôlé l'anorexie, je fais un petit 36/38 pour 1, 73 m, je fais toute maigre ! Une poitrine généreuse troquée pour une 85B ! Moi qui ai toujours été ronde, je ne me reconnais plus, comme si je voulais disparaître, je me fuis. Elle m'a coupée de ma famille, tout le monde ignore mes problème de santé et leurs conséquences. Il est possible de me croiser dans la rue et de ne pas me reconnaître ! On me parle de fibromalgie, ma vie un lambeau et une part de moi lui en veut terriblement de tout ce mal qu'elle m'a fait... J'ai fait souffrir mes enfants, mon mari. Il en a fait également une tentative de suicide ne sachant plus par quel bout me prendre, perdu, se sentant inutile dans ma souffrance. Mes enfants ont vu en l'espace de 7 mois leur deux parents tentés de les abandonnés lâchement.
Quand et comment avez-vous réalisé que vous étiez
victime de sa manipulation ?
Le 10 janvier 2001, suite à une conversation avec mon père, j'ai réalisé, la toile d'araignée qu'elle avait tissé autour de moi, le noeud coulant autour de mon coup, et je ne pouvais rien faire, condamnée au silence, à me taire à vie. Ce jour là j'ai fait une crise d'angoisse qui m'a sauvée la vie, j'ai eu le temps de mettre en sécurité mon bébé d'un an, puis tétanisé incapable de parler, j'ai appelé mon frère qui a réussi à avertir mon mari de l'état dans lequel j'étais. Des propos incohérents, et je sentais les mains de ma mère dans mon dos, la fenêtre du séjour ouverte, et elles me poussaient à me jeter dans le vide. Nous habitions au deuxième ; quand Philippe est arrivé je n'allais pas mieux il a fallu appeler un médecin. Ce que je découvrirai tout au long de l'analyse me ferais hurler un poing dans la bouche la nuit dans ma voiture sur un parking désert et seule ! Merci maman ! Grâce à elle, je passerai toujours pour une garce, une menteuse et elle une pauvre victime, personne ne me croirait : à quoi bon me battre. Elle a tellement bien travaillé ma brave petite maman, tout l'art de la manipulatrice. Je crois que c'est cela qui me fait tellement de mal, ces mensonges, ce secret qu'elle m'a obligée à porter durant toutes ces années. Ma mort emporterait tout avec elle, plus de trace, plus de vérité. Je me tais et je me tue, et elle me fais passer pour un monstre, moi sa fille, qui est toujours été là dans les moments difficiles parce que je voulais qu'elle m'aime un peu. J'aurais fait n'importe quoi. Mais je sais trop de choses, je suis gênante, je suis différente d'elle, je vie, j'aime les gens, les animaux je veux le bonheur pour mes enfants alors elle essaye de détruire cette vie que je construis avec difficulté. Elle brise m'a réputation, maintient le lien avec des appels anonymes, des courriers débiles, des sms incompréhensibles et culpabilisants, des mots cruels, elle sait appuyer sur les bons boutons ; Empêche les rapprochements avec la famille, monte les uns contre les autres. Elle ne connaît même pas mes enfants, mais elle raconte à qui veut l'entendre qu'elle les aime, et que tout était calculé car vers mes 13 ans je l'avais menacée de la punir ainsi, en l'empêchant de voir ses petits enfants ! Et tout le monde la croît ; on dit beaucoup de chose à 13 ans, mais si elle aimait mes enfants elle enverrait un colis à Noël, une carte d'anniversaire, des chocolats à Pâque. Pour ma part, rien ni personne ne m'empêcherait de connaître mes petits enfants, il existe une loi pour obtenir un droit de visites et là telle demandée ? Non ! Mon deuxième à 17 jours a été gravement malade, entre la vie et la mort, elle a denié appeler pour me dire : "une mère donne la vie et la mort, si Tristan meurt c'est la vie ! " Pensez-vous que je pouvais entendre ce genre de chose ? Mon fils au plus mal, elle ne m'adressait plus la parole depuis 4 ans, et elle a obtenu mon n° sur liste rouge par un membre de la famille pour me dire ça ! Ce n'est pas une mère c'est un monstre ! Personne ne voudrait me croire ! J'ai raccroché en lui demandant d'oublier mon n°de tél... Elle a tellement menti sur moi que j'en devenais folle, dire que la voie de mon répondeur France télécom était la mienne, que je ne décrochais pas le téléphone volontairement alors que j'étais à l'école pour récupérer les enfants, pas de chance, elle avait mal raccroché la communication s'enregistrait toujours sur le répondeur et nous avons tout entendu à notre retour j'étais en état de choc de ce qu'elle racontait à ma tante. Mon mari l'a appelée en lui expliquant d'être plus vigilante l'a prochaine fois.
Vous en êtes-vous sortie ? Comment ?
Je ne crois pas pouvoir m'en sortir, d'autant que l'ayant appelée au secours il y a un an tellement j'étais mal et souhaitant mettre un terme à ma vie. Elle m'a expliquée comment en finir efficacement. Solution : Le train = 100% de réussite. Ajoutant que j'avais toujours été un problème, et qu'elle serait triste mais que cela ne l'empêcherait pas de vivre de toute façon, je n'aimais pas mes enfants, j'étais incapable d'aimer. J'ai trois petits garçons, et ce jour là, j'ai raccroché et j'ai avalé ce qu'il fallait calmement. Mon verre était prêt depuis 2h, je le regardais tout le temps où elle et mon père me parlait pour me dire combien ils se moquaient pas mal de ma vie. Les pompiers m'ont sauvée ! J'avais été pas mal en dosage, mais quelqu'un à veiller sur moi ce jour là, ils sont arrivés vite, et je suis là ! Depuis je ne veux plus leur parler. Je reste fragile, je m'accroche à mon projet de Chambres d'hôtes que nous avons monté avec mon époux. Des murs anciens qui sont remplies de quelque chose de bon, de pur. Une commanderie qui je suis sure veille sur nous, nous a choisie. Sa forme en carré me prend dans ses bras et me protège de la cruauté de cette femme qui ne sera jamais que ma génitrice. Peut-on jamais être guérie ? Reste la cicatrice, une brèche, qui si elle est faite par un proche est difficile à comprendre, à admettre, et encore plus à pardonner... Je vis, survis, j'avance, mais prononcer le mot mère est terrible elle est morte pour moi... Je reste une éponge fragile, émotive, qui a un profond besoin d'être aimer et reconnue, qui souris à outrance pour cacher sa peine et son chagrin. Je donne aux autres pour recevoir un peu, et voir leur regard s'illuminer un peu de bonheur m'en procure bien plus, et au travers des rencontres que nous faisons je cicatrise et je cherche quelque chose... L'estime de moi.
-
Chantal
Priscille Ayant vécu la même histoire avec une mère qui me dévalorisait, tout le temps et refusait que j'avance dans la vie et ce jusqu'à sa mort. Et maintenant ses mes soeurs, cela paraît incroyable... Mais pourtant c'est la vérité. Il faut être forte car vos enfants ainsi que votre mari ont besoin de vous. Regardez devant, sans vous retournez ; posez vous la question, quelle est votre famille ! Vos enfants et votre mari et avec beaucoup d'amour d'eux, vous arriverez à surmonter. Courage à vous. Pensez à vous...
-
Nany
J'ai divorcé à 42 ans, ma mère a divorcé après moi, elle à 78 ans. Elle m'a pourri ma vie mon père était selon elle une crapule mais elle a quand même vécu 50 ans avec lui. Elle a attendu mon divorce pour divorcer après à 78 ans, il était temps parce qu'elle m'a pourri la vie avec ses histoires de couple. Aujourd'hui elle me mêle aussi avec des histoires de ses frère et soeurs. Elle dit que c'est de ma faute parce que sa soeur lui en veut, c'est dégueulasse parce qu'elle m'a casé chez sa mère pour que mes études soient gratos. Ma grand-mère est morte en 1986 et j'ai arrêté mes études. J'ai raté ma vie parce qu'elle m'a pourri la tête avec ses problèmes.
-
Isabelle
Je t'ai lu et je me dis que je dois être dans le même cas que toi. Je ne sais pas si c'est de la manipulation mais certainement un peu. Ma mère a toujours préféré ma soeur et elle prenait un malin plaisir à nous dresser l'une contre l'autre (ou même contre des personnes extérieures) pour pouvoir réconforter ma soeur. Ma soeur était parfaite en tous points selon elle (elle même était parfaite) tandis que moi... Un déchet... Elle trouvait n'importe quel motif pour me battre et me détruire moralement. Et elle y est bien arrivé. Maintenant je n'ai aucune confiance en moi même si je me dis je sais ce que je vaux au final, je n'y arrive pas. J'étais nulle, grosse, moche, je n'arriverai jamais à rien, aucun employeur ou mec ne s'intéresseraient jamais à moi etc. C'est terriblement blessant d'entendre ça de la part de ses parents (mon père était toujours d'accord avec elle, il ne m'a jamais protégé). A l'époque je fais 1, 52 pour environ 50kg. Quand j'ai pu le faire, je suis partie de chez mes parents chercher du boulot ailleurs. Et j'ai enfin pu avoir ma vie. Et là je me suis rendue compte que je n'étais pas aussi nulle, grosse, moche que ça... Maintenant je vis en couple, j'ai des animaux, j'ai même pris environ 20kg (perdu 5 récemment) et je me sens très bien dans ma peau finalement
-
Gabrielle
Bonjour, Ton témoignage m'a d'autant plus touché que je suis moralement dans le même état que toi. J'ai 32 ans et 3 magnifiques enfants, et heureusement un mari aimant, je dirais même magique. A tel point qu'il a réussi à m'empêcher de me faire du mal. Il m'a fait ouvrir les yeux sur la manière dont ma mère me traitait, elle m'a enlevé toute ma substance pour l'utiliser à ses fins. Depuis mes 14 ans je n'étais qu'un objets lui permettant de sortir son épingle du jeux soit pour son apparence de victime, soit pour ce que je pouvais accomplir à sa place, et ce même dans son divorce ! Malheureusement pour moi mon père n'était pas mieux en plus d'être violent, quant à mon frère (qui est mon 1/2 frère et sais me le montrer) a suivi la voie qui rapporte le +, et je pense est lui aussi devenu manipulateur. Le fait est que je me retrouve sans famille du tout, moi qui me suis battu toute ma vie pour rendre ma mère heureuse et montrer mon affection à une famille qui ne m'aime pas croyant ce qu'elle raconte sur moi. Tout mon parcours même scolaire est un tableau peint par elle, je me retrouve comptable alors que j'ai horreur de ça. Malgré tout je continuais à la voir, sans marcher dans ces plaintes incessantes et ces soit disant problèmes que je savais être faux, j'étais là toujours comme un bon petit soldat supportant tout sans broncher. Et lorsque le sujet de discussion me provoquais, méfiance je l'ignorais simplement, elle finis pas en avoir marre, elle a commencé a me montrer combien elle aimait mon frère et moi non, et fini par me mettre à la porte sans raison devant mon mari et en balançant un de mes enfants sans ménagement. Et me voilà, perdu au milieu du vide, je me raccroche à mes enfants et mon mari, mais ça durera combien de temps. Ma confiance en moi et plus que diminuée, et l'image que je vois dans le miroir le matin ne m'aide pas, avec au moins 20 kg de trop que je n'arrive pas à perdre. J'ai peur de tout de l'avenir du passé et même du présent. Quelle est la vérite sur mon passé parmi tous ces mensonges, qui suis-je au milieu de toute cette violence morale. Je saoule mon mari à ne parler que de ça, la psy ne m'a pas aidé. Et les gens de mon passé on profité de mes faiblesses, apparemment aberrantes sauf pour moi. Je me sens rejetée, et même si je tente de faire chaque jour ce que mon mari me demande "vivre pour ceux qui m'aiment vraiment, lui et les enfants" il est parfois difficile pour moi de trouver ma place. J'ai un sentiment de douleur profonde qui reviens sans cesse sans que je puisse le contrôler. Penser à autre chose n'est parfois pas si simple. Je ne sais plus quoi faire pour me soulager, je peux la croiser n'importe quand, je ne veux plus la voir après tout c'est elle qui l'a voulu. Mais moi, je dois me sortir de tout ça, et j'ai parfois l'impression de me débattre dans des sables mouvants, le pire c'est que tout ce sable c'est moi qui l'ai mis là ! J'espere que tes chambres d'hôtes marcheront du tonnerre pour ma part, j'ai fini par abandonner l'espoir de me mettre à mon compte, et je me lance dans assistante maternelle. Après tout, autant que toute cette affection que j'ai à donner serve. Je regarde mes enfants chaque jour, m'appliquant à voir combien ils sont merveilleux et surtout que finalement même si cela m'étonne je réussis quelque chose de bien chaque jour, je les aime si fort et fais en sorte que eux soient bien dans leur peau. Que le courage nous porte et que l'on remporte cette guerre contre nos sentiments
-
Martine
Ma chère Priscille, ton témoignage m'a touché, j'en ai les larmes aux yeux... Etant moi même mère, je ne comprends pas comment on peut faire ca à sa propre fille... Il faut être un malade mental... Il n y a pas de mots pour la qualifier... Mais il faut que tu te concentres sur toi-même, qui a 3 enfants aujourd'hui et un mari qui a l'air présent à tes côtes... Il faut que tu remontes et que tu orientes ta vie vers le bonheur à présent, regarde devant désormais et plus derrière, ça parait irréel, mais on peut rompre avec ses proches, voire ses propres parents... Il faut que tu occultes ce personnage de ta vie, focuse sur tes propres enfants et montre leur que toi tu es la pour eux et que tu les aimes et les aimeras toujours... , courage, seul l'amour va te sauver, donne de l'amour à tes enfants, la vie va se charger de te récompenser... Soit patiente ça viendra. Bonne chance, ma belle !
| |
Les dernières contributions
|
|
| |
En ce moment sur Journal des Femmes Psycho
|
|
163 contributions : 1 ... 90 91 92 93 94 95 96 97 98 99 100 ... 163
|