Pendant des semaines ou même des mois, il vous a rabaissée, humiliée, culpabilisée, exigeant toujours plus de vous sans pour autant s'amadouer. On vous a harcelée moralement jusqu'à l'épuisement ? Dites-nous comment vous vous en êtes sortie.
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J'ai peur pour mon fils
Corinne
, Caluire
le 17 août 2009
Dans quel cadre (professionnel, personnel) ce
harcèlement a-t-il eu lieu ? De la part de qui et pendant combien de temps
cela a-t-il duré ?
J'ai vécu 5 années de doutes et souffert comme je ne pensais pas qu'il était possible de souffrir avec mon ex mari. Je voyais que quelque chose clochait mais je pensais que cela venait de moi. J'aurais fait n'importe quoi pour un geste d'amour.En quoi ce harcèlement consistait-il ? Quel
était alors l’état de votre moral ?
Je n'étais pas équilibrée, je ne valais rien professionnellement, je l'empêchais de profiter de ses enfants, je le "fatiguais"... Je ne me reconnaissais plus : je ne vivais que dans l'attente d'un signe d'amour et ne faisais plus rien pour moi. Je me disais que tout était de ma faute.A quel moment avez-vous décidé de mettre un terme à
ce harcèlement et comment avez-vous procédé ?
La naissance de mon fils a été un détonateur : j'étais vraiment au bout du rouleau, je pleurais, je doutais. Pendant les vacances d'été il nous a renvoyés à la maison parce qu'on l'empêchait de profiter de ses enfants. J'ai décidé de le quitter et j'ai mis plus d'un an à le faire. Je me suis protégée, rapprochée de mes amis et quand je me suis sentie plus forte j'ai demandé le divorce.Aujourd’hui, comment vous sentez-vous ?
Diriez-vous que vous en êtes sortie renforcée ou au contraire fragilisée ?
Aujourd'hui je me dis que j'ai échappé au diable mais nous avons un enfant à partager: il est clair que j'ai pris la bonne décision mais mon fils souffre. Son père ne le maltraite pas physiquement mais l'ignore... "Il est mon fils" comme dit son père c'est-à-dire qu'il doit "payer". Je suis donc plus que fragilisée, la dépendance est encore forte mais je suis consciente que j'ai échappé au pire. Le plus incroyable c'est que même consciente de tout ce que j'ai traversé il arrive encore à me faire douter sur le fait que c'est moi qui peut induire les choses. Je pense qu'il me faut encore du temps pour me sentir bien parce qu'il arrive encore à me déstabiliser.
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Marie
Tiens bon il faut le temps et travailles tes certitudes. Penses tout le temps que c'est toi et uniquement toi qui a raison. Chaque matin en te levant rappelle toi de tout ton chemin parcouru. Je sais (malheureusement) ce que je dis. N'oublies pas que ton ennemi est la peur
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