Emménagement, mariage, enfants… La vie d'un couple est jalonnée d'étapes et d'épreuves plus ou moins faciles à surmonter. Quelle a été celle qui vous a posé le plus de problème ? Comment avez-vous géré ce moment ? Partagez votre expérience.
Participez
Tous les articles Journal des Femmes
La mort d'un enfant
Marie-Gabrielle
le 11 juin 2009
Quel a été le cap le plus difficile pour votre couple ? A votre avis, pourquoi ?
Mars 1994 : le décès de l'aîné de mes beaux-fils. Mon compagnon a été brisé et reste un écorché vif. Nos relations quotidiennes s'en ressentent parfois car pour lui, rien n'est plus "comme avant". Il pense que je ne le comprends pas et qu'il est seul à souffrir. C'est un état de fait insupportable pour lui. Je l'ai vu devenir littéralement "fou de douleur" sans pouvoir apaiser cette douleur et je m'en veux de ne pouvoir lui être d'un quelconque secours.Avez-vous réussi à le gérer ? De quelle manière (dialogue, psychothérapeute, etc.) ?
Maintenant, après toutes ces années, j'essaie de vivre "normalement" tout en sachant que ce n'est, au départ, pas normal de perdre son enfant. Mais la vie continue, il y a un autre fils et maintenant un petit-fils qui fait de temps en temps renaître le rire et des chansons sur les lèvres de son papy. Je m'oblige parfois à faire profil bas alors que ce n'est pas dans mon tempérament mais il souffre trop, alors, je ne dois pas en rajouter à sa souffrance.Aujourd’hui, pensez-vous que cela a contribué à renforcer votre couple ou pas ?
Je ne sais pas si cela a renforcé notre couple mais en tout cas, ça ne l'a pas détruit, comme un autre couple que je connais, dans la même situation ; mais le couple était peut-être déjà fissuré ? Je pense que nous sommes malgré tout assez unis et que nous finirons le chemin ensemble.
-
Nicole
Merci pour vos messages. C'est vrai qu'il faut beaucoup d'amour pour l'autre pour arriver à supporter cette situation "anormale" "contre-nature" qu'est la perte d'un enfant, quel que soit son âge, en effet. Bon courage à vous également. Je crois que, contrairement à vous, j'ai la chance d'avoir un compagnon qui ne s'est pas tourné vers une autre car pour lui, rien ne présente plus d'intérêt que son deuxième fils, son petit- fils et sa famille en général. Si c'est ce qui lui fait du bien, personne ne peut l'en priver, surtout pas moi. Merci
-
Marie-France
Nous avons nous aussi perdu notre fils, notre couple résiste mais nous avons fait notre deuil chacun de notre côté, ce qui fait que nous vivons ensemble mais vivons chacun notre vie. Nos autres enfants ne savent rien. Il a une maîtresse et j'en souffre beaucoup, j'ai envie de les faire souffrir autant que je souffre, elle a profité d'un moment ou mon mari était en état de faiblesse morale. Le décès de mon fils a crée un vide que rien me peut combler, nous a separé mais pour nos autres enfants et nos petits-enfants qui ont vecu aussi se drame nous restons une famille unie, la perte d'un enfant quelque soit son âge est terrible, rien ne comble son absence et faites attention, tout sert d'echappatoire à la douleur, bon courage
-
Viviane
Il n'y a que le temps qui puisse vous aider. Il n'efface pas, mais il apaise.
| |
Les dernières contributions
|
|
| |
En ce moment sur Journal des Femmes Psycho
|
|
12 contributions : 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12
|