L'homme parfait, vous l'avez trouvé. Et pourtant, votre cœur ne bat pas la chamade comme vous croyez qu'il le devrait. A tel point que vous en êtes venue à vous demander si vous êtes réellement capable d'aimer. Racontez-nous.
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"Seul celui qui aime existe" ?! Pas d’accord !
Chris
, Quelque Part Dans Le 94 ;-)
le 21 avril 2009
A quelle occasion vous êtes vous demandée si vous
aviez un problème pour ressentir de l’amour pour quelqu’un ?
N’en déplaise à Sieur Ludwig Feuerbach (auteur de cette citation), je ne suis pas du tout d’accord avec un tel diktat. J’aurais même tendance à croire, au contraire, qu’on n’existe pas vraiment si on n’est pas capable d’exister seul. Donc, certes j’ai aujourd’hui totalement perdu l’envie (sans parler du besoin : lui, je ne l’ai jamais eu) d’être avec quelqu’un, mais je n’ai jamais vu cela comme un problème ! C’est un état de fait, point. Chacun évolue, j’aurais pu évoluer différemment, je crois qu’il faut accepter ce qu’on est profondément sans se soucier des sacro-saintes normes de la société, du qu’en-dira-t-on ou autre bazar du genre. Je suis de nature à me poser beaucoup de questions sur tout et n’importe quoi. Aussi, lorsque j’ai senti discrètement s’effacer une envie aussi basiquement standard (!) qu’aimer et être aimée, je me suis d’abord attachée à vérifier si cette disparition était réelle ou seulement due à une personne en particulier (elle est bien réelle), je me suis ensuite demandé pourquoi cette disparition.
Quels étaient les « signes » et comment les
expliquez-vous ?
L’envie d’aimer a disparu très insidieusement. Peu à peu, je crois sur une période de 18 mois à peu près, tous les gestes d’une histoire d’amour me sont apparus comme des efforts : au mieux cela m’ennuyait profondément, au pire c’était carrément une corvée. Cela faisait un moment que ça avait commencé lorsque j’ai vraiment réalisé ce qu’il se passait en moi : entretemps, je m’étais remise avec quelqu’un. Quand, quasi-mathématiquement, les inconvénients se sont révélés supérieurs aux bénéfices, j’ai quitté mon copain. Avec un grand ouf de soulagement, je dois dire ! Non pas par rapport à lui, mais par rapport à moi – je précise et souligne. Depuis, solo bienheureux, je me suis rarement sentie aussi bien, aussi équilibrée et aussi épanouie. Je ne me suis jamais sentie autant écoutée que depuis que personne ne m’écoute plus – excepté moi-même ! J’ai commencé très tard ma vie amoureuse mais j’ai ensuite vécu des choses très variées. Une dizaine d’années m’a suffit, semble-t-il, pour faire le tour de la question : j’ai l’impression d’avoir vécu ce que j’avais envie de vivre dans le domaine de l’amour. C’est aussi simple que ça.
Quelles solutions avez-vous trouvées pour régler
votre problème ? Avez quel succès ?
Dans la mesure où je n’ai jamais vu cela comme un problème, je n’ai jamais cherché – et je ne cherche pas – de solution... ; -). Je me sens bien, c’est le principal.
-
H, Combien Je Te Comprendqs,
Oh, combien je te comprends. Je ressens exactement la même chose que toi. Une relation m'étouffe très rapidement, l'intimité m'éteint Pour moi le couple est un mystère. En fait c'est juste un modèle social, culturel. Il existe de par le monde d'autres modèles. Ma vie en solo me convient tellement bien, je n'ai pas la "pression" de l'autre et je me porte finalement beaucoup mieux
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