10 vraies réponses sur les menteurs Mentir par omission, moins grave ?

Parmi tout ce lot de menteries et autres approximations, il est un mensonge un peu particulier, que l'on ne sait pas bien où classer : l'omission. Est-ce vraiment mentir que d'"oublier" de transmettre une information, si personne ne nous a posé la question ?

Bon évidemment, si on a oublié de mentionner son ou sa conjoint(e) à la personne que l'on vient de rencontrer... Ca n'est pas tout à fait la même chose que si l'on tait sa maladie à son employeur ou à ses proches, par exemple.

Tout dépend de la finalité de l'omission, explique Michel Fize dans son ouvrage "Les menteurs : pourquoi ont-ils peur de dire la vérité ?" Lorsque l'information est retenue dans le but de tirer profit de cette rétention, c'est un vilain mensonge. Mais "considérons cependant que nous avons tous un droit de discrétion. L'autre, en effet, n'a pas nécessairement le droit de connaître tout ce que je sais de moi. Garder pour soi certaines choses privées, ce n'est pas mentir, quand ces choses sues ne sont pas nuisibles à celui à qui on les tait. Cela fait partie au contraire de notre intimité, qui mérite le respect".

Parfois, le mensonge par omission constitue même une obligation morale. C'est le cas, entre autres, des médecins ou des avocats, qui sont tenus au secret quant au dossier de leur patient/client.

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