La situation finit souvent par exploser, tout simplement parce qu'elle est devenue insupportable. "Les patients qui arrivent en consultation me disent la plupart du temps "j'allais y laisser ma peau". Cette phrase est systématique. De fait, ces victimes n'ont que deux options : soit l'instinct de survie l'emporte, soit elles y laissent effectivement leur peau. Pour moi, une bonne partie des 13 000 suicides inexpliqués en France chaque année est due au harcèlement, que ce soit dans le domaine professionnel ou personnel."
Une autre constante : le patient prend sans relâche la défense de son bourreau, lui trouve 1 000 excuses, explique que ce n'est pas de sa faute, etc. "En dehors du fait qu'il refuse de croire que cette personne a le fond méchant, admettre que c'est un manipulateur revient à admettre qu'on s'est fait manipuler, ce qui n'est évidemment pas facile."