Il existe de petites méthodes faciles à appliquer qui devraient vous faciliter un peu la vie si la timidité vous fait parfois perdre vos moyens.
"Il s'agit avant tout d'apprendre à se calmer et non pas à se raisonner", insiste Charly Cungi. Tenter de se raisonner ne servira effectivement pas à grand-chose puisque, par définition, cette angoisse ressentie au moment de prendre la parole n'est pas rationnelle. "On peut tout à fait parvenir à un certain niveau de calme en pratiquant de petits exercices de relaxation rapides avant le moment que l'on redoute." On y arrive détendu, on met toutes les chances de son côté pour que cela se passe bien.
C'est d'ailleurs la seconde clé : il faut s'exposer progressivement, lorsqu'on sait que toute les chances de succès sont de notre côté. "Il est primordial d'y aller petit à petit, de se fixer des objectifs réalisables." Par exemple, on commence par essayer de se sentir à l'aise dans une soirée, avant d'envisager de parler à tout le monde ou de monter sur scène pour faire un discours sur les nouveaux mariés. Ainsi, on limite les risques d'échec qui, on l'a vu, attisent l'anxiété sociale.
Une solution pour affronter les situations incontournables : l'entraînement. Il existe ainsi des groupes de soutien et d'entraînement, où les candidats peuvent simuler leur soutenance de thèse. Répéter et répéter, dans le but de moins appréhender le jour J. "Ce qui compte, c'est que le trac disparaisse pendant l'événement, souligne le Dr Cungi. Qu'il soit présent avant, voire après, n'est pas grave." Au contraire, c'est parfois une très bonne source d'énergie et un moyen de se dépasser. Il faut juste être capable de se maîtriser pendant l'événement. Beaucoup d'artistes se retrouvent d'ailleurs dans ce cas de figure : morts de trac dans les coulisses, à l'aise comme des poissons dans l'eau une fois sur les planches. Tout est question de (bonne) expérience !