Lâcher prise : Pourquoi ? Comment ?

Plus facile à dire qu’à faire quand on est sous pression au travail comme à la maison… Mais qu’est-ce vraiment que le lâcher-prise et comment y parvenir ?

Lâcher prise : Pourquoi ? Comment ?
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L'éclairage de Virginie Lefranc, thérapeute, coach de vie, gestion stress social et professionnel.

 

Qu'appelle-t-on le lâcher-prise ?

Le lâcher-prise est l'acceptation de ne pouvoir tout maîtriser, contrôler. À défaut d'exercer une influence sur les personnes ou les événements, le lâcher-prise passe par notre capacité à modifier notre façon de les percevoir. Pour y parvenir, il importe de concentrer son attention sur ce que, vis-à-vis de soi, de cet individu ou événement peut nous apporter un mieux-être. L'objectif est d'œuvrer pour, plutôt que lutter contre. Remplacer les pensées ruminantes par des pensées constructives, pour trouver nos propres stratégies d'adaptation et passer, si besoin, positivement à l'action.

 

Comment faire le chemin, concrètement ?

Imaginez que confronté, à une situation, vous êtes dans une relation 50/50. 50 % en lien avec l'extérieur : vous n'avez pas de possibilité d'action, cela ne vous appartient pas. 50 % dont vous êtes responsables : vous pouvez modifier votre perception de l'événement, dans le respect de vous-même, en fonction de vos ressentis. Cela vous aidera à œuvrer pour vous-même plutôt que pour autrui, à agir plutôt que réagir.

 

Le lâcher prise n'est-il pas aussi la capacité à apprécier l'instant présent ?

Oui, car le passé ne peut être changé et le futur est basé sur des suppositions, des impressions qui ne sont pas réalités. Il faut être conscient que la perfection n'existe pas. Dans un instant T, nous avons agi et agissons toujours au mieux, avec les moyens qui sont les nôtres. Dans le même esprit c'est accepter de lâcher les idéaux, mais aussi les croyances qui, si elles ont eu leur intérêt à un moment donné, ne nous correspondent pas ou plus.

 

Est-ce que la vie moderne est plus stressante, accablante et nécessite donc plus de lâcher-prise qu'auparavant.

L'éducation plus permissive a engendré, dès l'enfance, le sentiment de pouvoir tout obtenir. Et l'homme s'est oublié. Il ne prend plus le temps de se poser, a un besoin d'exister qui l'amène à vouloir être aimé à tout prix, sans s'aimer soi-même. L'avoir a pris le pas sur l'être. De plus, nous sommes nous-mêmes, les accélérateurs du temps, par nos comportements et la multitude des sollicitations extérieures. Nous sommes dans le tout, tout de suite, dans la réaction plus que l'action par besoin de conformisme, par peur du jugement, du manque… Nous répondons à la société avant de répondre à nos valeurs, nos besoins.

 

Pour conclure, quels sont vos 4 conseils au quotidien ?

  • Accepter l'imperfection et se dire que, dans un instant T, nous avons agi et agissons toujours au mieux.
  • Se poser la question : que puis-je faire pour transformer cet événement en opportunité positive ?
  • Envisager tout ce qui est fait, plutôt qu'à ce qu'il reste à faire.
  • Se rappeler que nos peurs sont en lien avec des impressions, des suppositions. Elles ne sont pas réalités.

Mettre à profit ces conseils peut aider à séparer le prioritaire, l'indispensable, à se consacrer à l'essentiel en adéquation avec ses valeurs, ses besoins.

 

Retrouvez les chroniques de Virginie Lefranc sur le Journal des Femmes, et sur le réseau Pozego.