Posez-vous la question de savoir ce qui vous chagrine réellement : est-ce le fait de vous retrouver seule qui vous pose problème ? Ou alors est-ce la perte de votre homme qui vous semble insurmontable ? Est-ce la perspective de devoir tout reconstruire à nouveau qui vous effraie ? Avez-vous l'impression d'avoir jeté inutilement toutes vos forces dans la bataille ?
Bien sûr, ces interrogations viennent au fur et à mesure de votre réflexion, elles ne viennent pas naturellement à chaud. Une fois calmée et sereine, posez-les-vous sérieusement, ça vous aidera certainement à y voir plus clair quant aux raisons qui vous chagrinent.
Qu'elle soit de votre fait ou du sien, qu'elle soit violente ou douce, la rupture est toujours un moment difficile. Si c'est vous qui l'avez décidée, il est vrai que c'est déjà plus facile à vivre. Dans le cas inverse, et surtout si vous n'avez rien vu venir, il est très compliqué d'arriver à accepter de tirer un trait sur une histoire, sur ses habitudes...
Difficile de donner un mode d'emploi pour savoir comment vivre le mieux possible cette phase douloureuse. Il y a autant de réactions possibles que d'histoires. Chacune est singulière et seules les personnes impliquées sauront (ou pas) y faire face, d'une manière ou d'une autre. Parce qu'il faut bien se dire que ça n'est pas la fin du monde et que, comme disait le chanteur de l'Eté indien, "il va continuer le monde et il aura bien raison".
Ne pas rejeter totalement l'histoire
Parfois, l'idée de diaboliser l'ancien partenaire et de provoquer une rupture violente, brutale, peut devenir très forte. Caroline Kruse, conseillère conjugale et familiale à Paris explique que "l'on pourrait penser qu'il est plus facile de se détacher de quelqu'un qui vous a quitté de manière brutale, parce qu'on s'imagine pouvoir le haïr donc ne pas le regretter. Pourtant, cette défense est plus coûteuse qu'efficace, car rejeter l'autre en bloc, c'est rejeter l'histoire qu'on a vécue avec lui, l'amour qu'on a eu pour lui, l'amour qu'il a eu pour nous, donc se rejeter soi-même avec lui. Et le sentiment de perte en est d'autant plus douloureux."