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Une thérapie de couple
peut durer plus d'un an.©
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A qui s'adresse la thérapie de couple
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D'une durée assez longue (de un à trois
ans en moyenne), la thérapie de couple, à ne pas
confondre avec la médiation familiale, demande un réel
investissement. "Beaucoup de couples viennent me voir mais
tous ne sont pas mûrs pour la thérapie de couple. Pour preuve,
ces six derniers mois, sur les 15 nouveaux couples qui ont
franchi la porte de mon cabinet, seuls trois d'entre eux
ont entamé une thérapie", souligne Colette Braem,
psychologue clinicienne et thérapeute de couple.
Avant de se lancer dans une telle aventure, un temps d'investigation
est nécessaire. Ce n'est qu'à la fin de deux ou trois consultations
préliminaires que le professionnel pourra déterminer si
oui ou non la thérapie de couple est envisageable. "Il faut,
au préalable, connaître la façon dont le couple envisage
le dispositif, être certain que chacun des partenaires est
fortement investi dans cette démarche. Quant à la dimension
conflictuelle, elle ne doit pas être prédominante", explique
la thérapeute.
Au terme de ces entretiens, seuls quelques couples choisiront
d'entamer une thérapie. D'autres se sépareront ou se tourneront
vers une psychothérapie individuelle.
Pourquoi une thérapie de couple ?
Qu'il soit ensemble depuis 2 ou 30 ans, avec ou sans enfants,
les couples en souffrance ont ce sentiment insupportable
de ne plus avoir de valeur aux yeux de l'autre, selon la
psychologue : "J'ai connu un couple d'une soixantaine d'années,
marié depuis 35 ans qui était arrivé à un état de souffrance
intolérable. Ils se sentaient chacun incompris, frustrés,
ne communiquaient plus et avaient cette terrible impression
de ne plus apporter de joie à l'autre."
De cette souffrance quotidienne, peuvent naître des situations
extrêmes allant des disputes incessantes à la relation
extra-conjugale en passant par les problèmes sexuels et
la perte de sentiments. Si la rupture est parfois la seule
issue possible, la thérapie de couple peut l'éviter.
Avec, à la clé, "des résultats
parfois miraculeux", souligne Colette Braem.