Qu’est ce que c’est ?
Trouble du comportement alimentaire qui se traduit par un refus volontaire et catégorique de s’alimenter et conduisant à un Index de Masse Corporelle (IMC) inférieur à 17,5. Sachant qu’un IMC chez l’adulte normal (poids (kg)/ taille² (m)) s’échelonne de 18 à 25. Dans 90 % des cas, l’anorexie mentale touche les femmes, le plus souvent très tôt, avant la puberté. Il existe deux types d’anorexie :
- Type restrictif : le malade ne présente pas de crise de boulimie ou n’a pas recourt aux vomissements ou à la prise de purgatifs (laxatifs, diurétiques, lavements…).
- Type avec crises de boulimie : le sujet présente des crises de boulimie et/ou a recourt aux vomissements ou à la prise de purgatifs.
Quelles sont les causes ?
Elles sont multiples :
- Troubles psychologiques (perfectionnisme, volonté de contrôle, mauvaise estime de soi, traumatismes d’ordre sexuel, difficultés dans le mode des relations aux autres…).
- Environnement socio-culturel et familial (apologie sociétale de la minceur actuelle, problèmes de communication au sein de la famille, conflits affectifs…).
- Une cause héréditaire des troubles de conduites alimentaires est à l’étude.
Quels sont les symptômes ?
Ils se caractérisent par un amaigrissement important (15 % du poids d’origine)accompagné d’une fonte musculaire. Parfois s’y associe un état dépressif ou un besoin permanent de boire.
Quelles sont les complications possibles ?
L’amaigrissement excessif peut aboutir à de graves carences nutritionnelles avec une perte de la masse musculaire. Des troubles cardiaques, sanguins (baisse du potassium), de la thermorégulation, une absence des règles, une ostéoporose, un déchaussement des dents et un affaiblissement du système immunitaire sont autant de complications. Lorsque l’indice de masse corporelle descend en-dessous de 13, la dénutrition est alarmante ; en-dessous de 11, le pronostic vital est en jeu.
Qui consulter ?
Un psychiatre aidé le plus souvent par un nutritionniste et un psychologue.
Comment faire le diagnostic ?
Selon l’échelle DSM-IV, les critères de diagnostic suivants doivent être présents :
- Refus de maintenir un poids au niveau ou au-dessus d’un poids minimum normal par rapport à l’âge et à la taille.
- Peur intense de prendre du poids ou de devenir gros malgré une insuffisance pondérale.
- Altération de la perception du poids ou de la forme de son propre corps. Influence excessive du poids ou de la forme corporelle sur l’estime de soi, ou déni de la gravité de la maigreur actuelle et de la restriction alimentaire.
- Absence de règle pendant au moins trois cycles menstruels consécutifs chez les femmes menstruées.
Quels sont les traitements ?
Le traitement repose sur un contrat de renutrition passé entre le psychiatre et le malade. Celui-ci est accompagné d’une psychothérapie individuelle et/ou familiale. C’est un long processus. En cas de dépression associée, des antidépresseurs sont prescrits.Dans les cas graves, l’hospitalisation peut être nécessaire pour réalimenter de force le malade dont le pronostic vital est en jeu.
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