Qu’est-ce que c’est ?De manière générale, une hernie désigne la saillie d’un organe ou d’une partie d’organe hors de la cavité dans laquelle il est normalement contenu. Elle peut survenir au niveau du diaphragme, de la paroi abdominale ou des disques intervertébraux.
La hernie discale concerne plus les hommes que les femmes et se déclare généralement entre 35 et 55 ans. Le disque intervertébral, chargé d’amortir les chocs et d’assouplir la colonne vertébrale, est constitué d’un noyau gélatineux central (
nucleus pulposus) et d’un anneau de fibres périphériques attachant les deux vertèbres l’une à l’autre (il y en a en tout 33 dans la colonne vertébrale ou rachis). Si les pressions exercées sur le disque sont trop élevées ou si le dos est constamment sollicité, le disque s’affaiblit, se rompt, l’anneau se fissure et le noyau fait saillie à l’extérieur, comprimant une racine nerveuse, voir la moelle épinière. C’est cette compression qui est à l’origine des fortes douleurs accompagnant la hernie. Les hernies discales se produisent majoritairement au niveau lombaire, dans le bas du dos, mais peuvent également atteindre les cervicales.
Quelles sont les causes ? Il peut y en avoir plusieurs selon les cas. Généralement, c’est une sollicitation excessive et/ou brutale du dos qui est à l’origine de hernies. Parfois aussi, c’est une dégénérescence discale liée à l’âge qui peut être en cause.
Enfin, il existe plusieurs catégories de personnes à risque qui doivent faire attention à leur posture pour éviter la hernie discale :
- Les personnes pratiquant des métiers ou des sports exigeants physiquement.
- Les personnes âgées de 35 ans à 55 ans.
- Les femmes enceintes.
Quels sont les symptômes ? Une hernie discale se manifeste par des douleurs aigues associées à des raideurs du dos. Fourmillements et engourdissement accompagnent ces douleurs. Si le noyau du disque comprime une racine nerveuse, cela provoque une névralgie. Il est parfois possible que la compression touche également le nerf sciatique, provoquant une douleur fulgurante aux fesses et aux jambres. Par contre, si cela touche la moelle épinière, une paralysie des membres peut survenir. Certaines hernies lombaires peuvent être suivies d’une paralysie des sphincters.
Une hernie discale cervicale par exemple provoque des douleurs au niveau du cou, des épaules, de la poitrine et du bras. Certains gestes ou mouvements, comme se pencher vers l’avant, rire ou éternuer, exacerbent les douleurs.
Qui consulter ?Un médecin généraliste, qui vous orientera vers le spécialiste concerné (kinésithérapeute et/ou ostéopathe).
Comment faire le diagnostic ? Le médecin réalise un examen approfondi lorsqu’il soupçonne une hernie. Pour confirmer le diagnostic, il fera faire un scanner et une IRM.
Quels sont les traitements ?Le traitement vise tout d’abord à soulager les douleurs vertébrales et les névralgies. Ainsi, la clé de voûte du traitement reste le repos au lit, mais qui ne doit pas se prolonger trop longtemps sous peine de favoriser l’atrophie et l’affaiblissement des muscles du dos et de compromettre la mobilité normale des articulations de la colonne. Des
médicaments anti-douleurs sont prescrits pour soigner l’inflammation : analgésiques et anti-inflammatoires non stéroïdiens. Ce type de traitement est généralement suffisant pour la plupart des hernies. Il existe également des traitements sur le long terme destinés à éviter les rechutes et à soigner les douleurs persistantes. Ils se basent sur des massages, des séances de kinésithérapie et le port d’un corset abdominal (hernie lombaire) ou d’un collier cervical (hernie cervicale).
Si les traitements classiques ne sont pas efficaces, la chirurgie est le seul moyen de traiter la hernie. Elle permet d’éliminer la pression qu’exerce le disque intervertébral sur les racines nerveuses. Plusieurs options s’offrent au chirurgien selon le type de pathologie à laquelle il a à faire : la discectomie (ablation partielle ou complète du disque), plus communément appelée décompression chirurgicale ou alors la résection (ablation d’un fragment ou de la totalité d’un organe) d’une partie de la vertèbre. En raison des risques associés à l’intervention, la chirurgie n’est envisagée qu’en dernier recours.
Dans tous les cas, les patients doivent veiller à adopter de bonnes postures et ne pas trop solliciter le dos.
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