Qu’est-ce que c’est ?Les verrues sont de petites tumeurs cutanées bénignes et contagieuses. Elles sont provoquées par un virus, le Human Papilloma Virus (HPV), dont il existe une soixantaine de variétés.
Il existe plusieurs formes de verrues. Les plus connues sont les verrues plantaires et les verrues vulgaires, que l’on trouve respectivement sur la plantes des pieds et sur les mains. Les verrues planes sont fréquentes chez les enfants et les personnes immunodéprimées. Les condylomes génitaux, eux, sont situés autour de l’anus et des organes génitaux. Il existe également des verrues dites séborrhéiques qui, elles, ne sont pas dues à un virus. Elles apparaissent essentiellement chez les personnes qui ont dépassé la cinquantaine.
Comment les reconnaît-on ?Selon le type de verrues, elles auront des formes différentes. Mais il s’agit souvent d’une excroissance de peau due l’augmentation du volume de la frontière entre le derme et l’épiderme. Cela provoque cette agglomération de kératine.
La verrue vulgaire est souvent sèche, grisâtre et crouteuse. Elle est parfois striée de petites fissures. Il existe deux types de verrues plantaires. La plus courante, la myrmécie, est particulièrement douloureuse au toucher. Le second type se présente souvent en grappes de verrues sur la plante des pieds.
La verrue séborrhéique, quant à elle, a souvent un aspect un peu duveteux et une couleur assez foncée.
Quel est le mode de transmission ?Le HPV est très contagieux, il peut se transmettre par simple contact. Il n’est d’ailleurs pas rare que certaines personnes s’auto-contaminent, le virus se propageant sur d’autres parties du corps.
Quant aux verrues plantaires, le sol des piscines est connu pour être particulièrement néfaste. Même chose pour les sols des gymnases et autres tatamis et, globalement, pour tous les milieux humides où passent beaucoup de pieds !
Peut-on les éviter ?Le virus qui provoque les verrues est tellement fréquent qu’il est difficile de ne pas être un jour en contact avec lui. Quelques précautions permettent tout de même de minimiser les risques, notamment de verrues plantaires. A la piscine ou dans tout milieu collectif, il faut se munir de claquettes, pour ne jamais être en contact direct avec le sol humide. Après une douche, bien s’essuyer entre les doigts de pieds. Ne jamais prêter son drap de bain.
La sensibilité de chacun aux verrues semble aussi être en lien avec l’état de santé général, physique et psychologique. Une personne immunodéprimée serait plus sensible au virus.
Quels sont les traitements ?Le plus célèbre est le traitement par le froid à l’azote liquide. Les verrues ne résistent pas à la température de -196°C.
Parfois, une ablation au bistouri sous anesthésie est nécessaire. L’opération au laser est également possible.
Plus long mais moins douloureux que l’azote liquide, le décapage avec de la vaseline salicylée est aussi prescrit.
Il arrive également que les verrues disparaissent d’elles-mêmes au bout de quelques mois voire quelques années. Le risque de récidive est élevé.
Qui consulter ?
- Le médecin traitant.
- Un dermatologue.
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