Qu’est ce que c’est ?On parle d’
insuffisance cardiaque lorsque le cœur n’arrive plus à assumer ses fonctions de pompe et de propulsion du sang. Elle toucherait environ 1 million de personnes en France. Sa prévalence augmente avec l’âge : si 1% de la population générale est touchée, ce sont 5% des plus de 65 ans qui le sont. L’insuffisance cardiaque est une maladie grave. Dans une étude de référence ayant suivi pendant une durée médiane de 15 ans, des patients en insuffisance cardiaque clinique, le taux de survie à 5 ans était de 25% chez l’homme et de 38% chez la femme. Son pronostic est étroitement lié à la sévérité de la maladie. L’insuffisance cardiaque peut atteindre le cœur gauche, le cœur droit ou les 2.
Quelles sont les causes ?L’insuffisance cardiaque résulte le plus souvent d’une complication d’une maladie cardiaque. Selon le côté atteint, les causes ne sont pas les mêmes.
Insuffisance cardiaque gauche : elle peut être consécutive à :
- Hypertension artérielle.
- Atteinte valvulaire.
- Maladie cardiaque congénitale
- Cardiopathie ischémique.
- Myocardiopathie.
L'insuffisance cardiaque droite peut être due à :
- Hypertension artérielle pulmonaire, elle-même causée par une affection pulmonaire.
- Cardiopathie congénitale.
Quels sont les symptômes ?Insuffisance cardiaque droiteElle provoque essentiellement une gêne respiratoire qui, au début, ne s’observe que pendant ou après un effort physique. Puis, au fur et à mesure, elle s’amplifie et persiste, même au repos. Le malade peut également être réveillé la nuit par une crise d’œdème aigu pulmonaire (inondation des poumons par du plasma sanguin) avec gêne respiratoire aiguë, respiration bruyante, sueurs,et expectoration mousseuse. Ce genre de crise nécessite un traitement d’urgence.
Insuffisance cardiaque droite Elle crée une hyperpression dans le système veineux, responsables de dilatation des veines jugulaires au niveau de cou, d’une augmentation du volume du foie, d’œdème des chevilles et des jambes et parfois, de gêne abdominale accompagnée de troubles digestifs.
Quelles sont les complications possibles ?Tout dépend des causes de l’insuffisance. Lorsqu’elles sont curables, il n’y a pas de complication et le patient peut s’en remettre. Par contre, si ça n’est pas le cas, il peut y avoir une augmentation de l’intensité et de la fréquence des symptômes jusqu’à la remise en question du pronostic vital.
Comment faire le diagnostic ? Le diagnostic de l'insuffisance cardiaque nécessite un examen physique et l'étude des antécédents médicaux. Les symptômes présentés par le patient (essoufflement, fatigue, enflure au niveau des chevilles) conduiront le médecin à soupçonner une insuffisance cardiaque. L'examen physique comprendra une auscultation et la recherche des bruits du cœur et des bruits respiratoires qui soulignent une insuffisance cardiaque. Des facteurs de risque (hypertension, excès pondéral, diabète sucré, etc.) associés à l’insuffisance seront également recherchés par le médecin. Si les symptômes et l'examen ne confirment pas la présence d'une insuffisance cardiaque, le professionnel de la santé pourra prescrire des examens complémentaires : radiographie des poumons, échocardiogramme par exemple.
Qui consulter ?Un médecin généraliste dans un premier temps, puis vers un cardiologue.
Quels sont les traitements ?Non traitée, l’insuffisance cardiaque peut se solder par un arrêt cardiaque ou un mort subite. C’est pourquoi il est très important de s’en préoccuper au plus vite. Généralement, le traitement de l’insuffisance cardiaque est celui des symptômes et si possible, de la cause. Dans un premier temps, il s’agit donc de contrôler l’évolution de l’insuffisance. Cela passe par le repos le plus complet qui est imposé au malade (qui doit rester alité et faire le minimum d’efforts) et par la réduction du taux de sel dans l’alimentation. Cette mesure est destinée à soulager l’organisme de son excès d’eau et de sel qui diminuent le volume de sang circulant. Dans certains cas, des vasodilatateurs peuvent être administrés. Une fois l’insuffisance contrôlée, il s’agit de s’attaquer aux causes mêmes. La plupart d’entre elles peuvent être soit éliminées, soit atténuées. Dans les cas où ni les médicaments, ni le traitement de la cause ne sont suffisants, la mise en place d’un pacemaker avec plusieurs sondes peut diminuer les symptômes. Lorsque tous les traitements ont échoué, la dernière alternative est la greffe cardiaque.
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