"Se ronger les ongles, une plaie" "Je coupe mes ongles bien courts, de façon à ne pas être tentée"

Quel plaisir d'avoir de beaux ongles, bien taillés... Ainsi, pour se dissuader de les raboter jusqu'à la peau, Emma et Sandrine coupent leurs ongles pour couper court à leurs envie de les dévorer...

Emma : "Aussi loin que je m'en souvienne, je me suis toujours rongé les ongles. Je ne supportais pas de ne rien faire de mon corps. Il me fallait une occupation pour éviter de rester immobile. Je me suis "naturellement" mise à me ronger les ongles.
Dès que l'envie me prenait de me ronger les ongles, j'attrapais une paire de ciseaux (que je transportais toujours avec moi pour l'occasion) et je coupais, ne serais ce qu'un millimètre, mais je coupais ! Au fur et à mesure, je me suis rendue compte que mes mains étaient devenues beaucoup plus belles, alors j'ai tout arrêté."

 

Sandrine : "Plus je me ronge les ongles et plus j'ai envie de le faire. Pour les égaliser, pour enlever le petit bout de peau qui dépasse... Il y a toujours une excuse ! Et le pire c'est que ça ne me déstresse pas vraiment, au contraire même, parfois. Mes parents ont toujours fait la guerre à cette vilaine manie, en me disant que ce n'était pas joli, qu'ils allaient me "moutarder" les mains, ils m'ont acheté du vernis amer, j'ai même porté des gants la nuit pendant un moment (car je me rongeais beaucoup les ongles avant de m'endormir, et parfois même la nuit si je me réveillais). On m'a offert un joli vernis rose pour me donner envie d'arrêter. J'ai cessé de les ronger pendant un an environ, au lycée, puis rebelote ! J'avais même pris goût au vernis...
Aujourd'hui, grâce à un tournant dans ma vie je ne les ronge plus depuis quelques semaines. Enfin, en ce moment un peu de stress fait que je m'attaque de nouveau à mes "petites peaux" que je torture au point de les faire saigner. Mais je coupe mes ongles bien courts, de façon à ne pas être tentée, et je résiste. Je croise mes beaux doigts pour que ça dure..."

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