Les réactions du corps face au soleil Le coup de bambou !

Maux de tête, nausées et forte fièvre sont les symptômes d'une insolation. Cet état correspond à un dérèglement du contrôle de la température interne.

 

pour éviter l'insolation, rien ne vaut un bon parasol.
Pour éviter l'insolation, rien ne vaut un bon parasol. © Alexandra LENROUE (galerie photo de L'Internaute)

Les signes avant coureurs

Il faut de prime abord faire la distinction, certes très mince, entre l'insolation et le simple coup de chaleur. Ces deux notions diffèrent dans la cause du trouble. Pour le coup de chaleur, la température du corps va augmenter à cause de la température ambiante, par exemple c'est ce qui s'est passé pendant la canicule de 2003. Pour l'insolation, l'origine de l'élévation de la température corporelle est l'exposition aux rayons du soleil et à la chaleur extérieure.

L'insolation arrive généralement lorsque la personne s'expose aux pires heures de la journée, à savoir entre 11 heures et 15 heures, sans parasol, ni casquette pour la protéger. A cela, l'effet est amplifié si l'individu ne pense pas à s'hydrater convenablement. Le cerveau va alors développer un œdème : c'est la congestion cérébrale. Les symptômes apparaissent : maux de tête, vomissements, déshydratation, fièvre voire pire convulsions.

 

Un dysfonctionnement des centres de régulation de la température

La chaleur extérieure couplée à l'énergie émise par le soleil et perçues par l'organisme provoquent un dérèglement de la machine de régulation de la température corporelle située dans l'hypothalamus, une partie du cerveau située près de la nuque.

L'hypothalamus accroît la température berné par les substances pyrogènes.

Les cellules sont en état de souffrance suite à cet apport d'énergie sous forme de chaleur. La logique voudrait que l'hypothalamus fasse en sorte d'évacuer ce surplus calorifique de sorte à rétablir une température de 37°C. Dans ce cas précis, c'est l'inverse qui se produit : les cellules lésées libèrent des molécules appelées substances pyrogènes. Elles ont pour rôle de faire savoir à l'organisme qu'il y a un problème et stimulent l'hypothalamus de sorte à faire grimper la température : c'est le mécanisme de la fièvre.

Sauf que dans ce cas-ci il n'y a pas d'infection par un élément pathogène, la fièvre accroît donc la souffrance cellulaire, ce qui augmente la sécrétion de substances pyrogènes qui stimulent encore plus l'hypothalamus, etc.

Les vaisseaux sont contractés de sorte à maintenir la chaleur dans le corps ainsi que les muscles, d'où les tremblements visibles lors d'une insolation. Seul moyen d'enrayer la machine défaillante, provoquer une dilatation des vaisseaux en recouvrant l'individu de serviettes imbibées d'eau froide pour favoriser l'échange de chaleur de l'intérieur vers le milieu environnant.

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