Mon enfant a une verrue plantaire, que faire ?

Rares sont les enfants à ne pas avoir de verrues plantaires. Sont-elles contagieuses ? Comment les éradiquer ? Retour sur cette infection virale à l’occasion de la journée nationale du pied.

© Olena Bilion

Piscine, judo, football… Votre enfant enchaîne avec bonheur les activités sportives. Mais depuis quelques jours, une petite excroissance est apparue sur la plante de son pied… Il faut vous rendre à l'évidence, il a bel et bien une verrue plantaire comme 20 à 30% des petits Français âgés de 5 à 15 ans. Très répandues, ces verrues sont dues au virus du papillome humain (HPV) mais sont toutefois bénignes. Rondes et rugueuses, les verrues plantaires apparaissent le plus souvent durant les périodes de croissance ou de stress lorsque le système immunitaire défend moins bien l'organisme. S'il n'y a pas d'urgence à la traiter (si elle ne se multiplie pas ou qu'elle n'est pas douloureuse par exemple), vous pouvez tout de même prendre rendez-vous avec votre médecin afin de confirmer le diagnostic. Celui-ci vous conseillera alors de vous rendre avec votre bambin chez un dermatologue ou d'attendre quelque temps que la verrue disparaisse. L'organisme arrive en effet généralement à se débarrasser du virus sans aide médicale. Chez l'enfant, "environ un tiers des verrues guérit spontanément en six mois", précise la Société française de dermatologie sur son site Internet, ajoutant que "la régression spontanée dans les deux ans s'observe dans deux tiers des cas". Les verrues n'ont pas d'autres conséquences que le préjudice esthétique.

Quels sont leurs aspects ?

Il existe deux types de verrues plantaires. La première, la myrmécie, est une lésion généralement unique qui est ponctuée de petits points noirs. Elle peut être douloureuse à l'appui. Il existe également les verrues mosaïques qui sont en fait des plaques de peau épaissie recouvertes de lésions non douloureuses.

Sont-elles contagieuses ?

Les verrues sont peu contagieuses. C'est en fait la lésion cutanée elle-même qui est la principale source de contagion. Il est donc essentiel de ne pas gratter les verrues pour éviter que le virus ne se propage. En effet, "la transmission entre les individus s'effectue le plus souvent par contact cutané direct, favorisée par des effractions épidermiques ou un dessèchement de la peau". Si les verrues cutanées peuvent donc être contagieuses, il ne faut pas pour autant isoler le linge d'un enfant qui en a une. La société française de dermatologie rappelle en effet que "le papillomavirus est un virus présent à la surface de la peau de plus de 50% des individus". Ce n'est pas pour autant que toutes ces personnes ont une ou plusieurs verrues…

Quels milieux favorisent leur propagation ?

Si votre enfant va à la piscine, pensez à lui faire porter des tongs et à bien lui sécher les pieds une fois qu'il a fini de se baigner. Le papillomavirus est en effet particulièrement friand des milieux chauds et humides comme les piscines, les salles de sport…

Comment les éradiquer ?

Dans un premier temps, vous pouvez acheter en pharmacie un virucide contenant de l'acide salicylique qui est adapté aux enfants. Moins concentré que celui utilisé par les dermatologues, il sera un peu moins efficace. Si aucun effet n'est visible ou que la verrue est douloureuse, prenez rendez-vous chez un dermatologue. Celui-ci peut avoir recours à différentes méthodes dont les efficacités sont similaires. La plus répandue est toutefois la cryothérapie qui consiste en l'application locale d'azote liquide. Facile d'utilisation et de faible coût, elle brûle la verrue et peut être efficace dès la première séance. Les kératolytiques, préparations à base d'acide salicylique, peuvent également être utilisés. Ils sont alors appliqués en pansement occlusif pendant une à deux semaines. Quelle que soit la méthode, il est recommandé de retourner chez le dermatologue trois à quatre semaines après le premier rendez-vous pour s'assurer de la bonne cicatrisation des lésions. Si celle-ci est incomplète, il peut alors proposer une ou plusieurs séances supplémentaires jusqu'à la disparition complète des lésions. Sachez que ces traitements sont symptomatiques c'est-à-dire qu'ils ne permettent pas d'éliminer le virus mais uniquement les lésions.

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