Anneau gastrique : "Le jeu en vaut la chandelle" "De quelques kilos en trop à 20 ans à une obésité morbide à 47"

Zab : "Comme bon nombre d'adolescentes, j'ai un jour eu envie de perdre quelques kilos. Nous étions dans les années 70 et certains médecins n'hésitaient pas à prescrire des cocktails détonants composés de
coupes-faim, de diurétiques et d'autres saletés. J'ai effectivement perdu très vite les kilos superflus, pour en reprendre une fois et demie plus à l'arrêt du traitement. A partir de cette époque-là, je suis entrée en guerre avec mon poids. J'ai essayé tous les régimes de la terre : basses calories, Scarsdale, Mayot, sachets de protéines, protéines lactiques, dissocié, Weight Watchers, Dunkan et j'en oublie. J'avais la motivation nécessaire pour gagner le premier combat, l'amaigrissement, pas pour gagner le plus important, celui de la stabilisation...

Je suis ainsi passée de quelques kilos en trop à 20 ans à une obésité morbide à 47, l'arrêt du tabac n'ayant pas arrangé les choses. Mon médecin traitant n'est pas quelqu'un de très directif. Il part sans doute du principe que ses patients sont des gens responsables et raisonnables. Je regrette qu'il m'ait laissée m'installer dans ce surpoids sans réagir.
Puis les résultats de mes analyses de sang sont devenus alarmants, cholestérol et glycémie à jeun bien au dessus de la limite autorisée. Les problèmes de dos et de genoux ont commencé à me pourrir la vie puis l'hypertension artérielle est venue se mêler au reste. Je n'arrivais plus à réagir. Je ne trouvais plus la force de caractère pour entreprendre quoi que ce soit face à ce désastre. Me voir dans cet état jouait sur mon caractère et sur mon moral.

L'avis de plusieurs médecins

L'an dernier, j'ai décidé de demander à mon médecin ce qu'il pensait de la gastroplastie pour un cas comme le mien. Il est resté neutre mais a accepté d'établir un courrier à un chirurgien de ses connaissances, qui ne pratique cette opération que dans des cas bien précis, en me disant que lui seul pourrait prendre la décision d'une telle opération. J'ai rencontré le chirurgien un ou deux mois plus tard. Il s'est prononcé en faveur d'une intervention à la condition que le psychiatre, le médecin nutritionniste et l'endocrinologue émettent eux aussi un avis favorable. On m'a demandé de perdre quelques kilos avant l'intervention, ce que je n'ai jamais pu faire malgré l'enjeu... Le chirurgien a considéré le fait que je n'aie pas grossi durant toute cette période d'observation comme pouvant jouer en ma faveur et j'ai été opérée début novembre 2008.

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