Chirurgie de l'obésité : ce qu'il faut savoir Sleeve, by-pass, anneau gastrique : pour qui ?

Avec près de 50 000 interventions par an, la chirurgie de l'obésité se développe très rapidement en France. La semaine dernière, les spécialistes de la chirurgie étaient réunis à Paris par l'Académie nationale de chirurgie. L'occasion d'alerter sur l'indispensable suivi "à vie" des patients opérés.

Tout le monde ne peut pas se faire poser un anneau gastrique ou bénéficier d'une sleeve. Il faut d'abord que l'indice de masse corporelle (IMC) soit supérieur à 40 kg / m². De plus, si vous présentez également un diabète, une hypertension artérielle ou une apnée du sommeil par exemple, l'IMC d'éligibilité peut être abaissé à 35 kg /m². 

La chirurgie dite bariatrique peut contribuer à réduire les obésités les plus massives, en aucun cas les surpoids modérés. Les indications pour la chirurgie bariatrique sont donc très réglementées et aucune des méthodes n'est miraculeuse. 

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Pour prétendre à la chirurgie, il faut avoir un IMC supérieur à 40 kg / m². © Minerva Studio - Fotolia.com

L'obésité, qui se définit par un IMC supérieur ou égal à 30 kg / m², touche 15 % des adultes en France en 2012, soit 6,9 millions de personnes. Seulement 1,2 % de la population adulte souffre d'obésité massive, qui se définit par un IMC supérieur ou égal à 40 kg / m². Leur prise en charge repose sur la mise en place, en première intention, de mesures hygiéno-diététiques. En cas d'échec d'un traitement médical, diététique et psychothérapeutique bien conduit pendant au moins 6 mois et lorsque le profil du patient le permet, la chirurgie de l'obésité peut être envisagée.

Selon les recommandations de la Haute autorité de santé (HAS), la chirurgie s'adresse également aux patients qui souffrent d'une obésité sévère, dont l'IMC est supérieur ou égal à 35 kg / m² et associée à au moins une autre pathologie pouvant être améliorée grâce à la chirurgie (diabète, hypertension, asthme, etc.).

Par ailleurs, il faut savoir que la chirurgie n'est pas une solution "miracle". Elle demande une implication forte des patients. Selon la HAS, le patient doit "être suffisamment "mature" vis-à-vis de la chirurgie et de ce qu'elle implique. En clair, y avoir réfléchi suffisamment et avec des professionnels de santé." La prise en charge est donc tout aussi nécessaire avant, que après l'opération. "L'évaluation des risques liés à cette chirurgie et l'assurance de la bonne compréhension du patient sur l'intérêt du suivi à vie est indispensable pour optimiser les résultats", confirme Béatrice Bénavent-Marco, diététicienne.

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