L'intolérance au gluten : chez l'adulte aussi Les adultes sont aussi nombreux que les enfants

"Tout le monde ne peut pas avoir une maladie cœliaque, il faut avoir certains gènes pour la développer. Mais avoir le gène ne signifie pas qu'elle se développera obligatoirement. Ca ne suffit pas." précise le Pr Cellier. Ainsi, les études ont montré que chez des vrais jumeaux (avec donc les mêmes gènes), l'intolérance ne se développait chez les deux que dans 70 % des cas. D'autres éléments entrent donc en jeu dans l'apparition de la maladie.

Chez les enfants

Le gluten peut être responsable chez l'enfant dès quelques mois après sa naissance d'un syndrome transitoire de malabsorption. Cette malabsorption, si elle n'est pas détectée, peut être responsable d'une perte de poids (ou d'un poids qui stagne), ainsi que de carences qui ralentissent le développement.

Chez le nourrisson, l'intolérance au gluten est généralement associée à une intolérance aux protéines de lait de vache parce que les lactases (qui permettent la digestion du lait) sont détruites par les lésions de l'intestin dues au gluten. Il est alors nécessaire de mettre en place une alimentation sans gluten pour rétablir un équilibre et permettre à l'enfant de continuer sa croissance normalement.

Chez les adultes

Longtemps considérée comme une maladie réservée aux enfants, l'intolérance au gluten est aussi répandue chez les adultes dans les mêmes proportions (1 % de la population).

L'intolérance est plus fréquente chez les femmes que chez les hommes

Elle est principalement dépistée chez la femme, sans explication précise, et chez les plus de 45 ans, le plus souvent lors de désordres digestifs sans raison apparente (pas de virus ni de bactérie détectés), mais associés à des carences en vitamines, en nutriments essentiels et en hormones.

Sans traitement, les déficits osseux avec risque majoré de fractures sont fréquents, ainsi que le risque de cancers digestifs. Mais "la maladie cœliaque est une pathologie dite auto-immune qui force donc l'organisme à fabriquer des anticorps contre lui-même," précise le Pr Cellier. L'organisme peut alors voir d'autres organes être attaqués comme le foie ou la thyroïde par exemple.

Sommaire