Les zones d'ombre des boissons rafraîchissantes

60 Millions de consommateurs vient de révéler la composition de plus d'une cinquantaine de boissons rafraîchissantes. Sucres, acide phosphorique, alcool... Les ingrédients sont nombreux et parfois, pas clairement énoncés. Un manque de transparence constaté par le mensuel.

Les zones d'ombre des boissons rafraîchissantes
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Une récente analyse réalisée par le mensuel 60 Millions de consommateurs révèle les compositions et les zones d'ombre de 52 boissons rafraîchissantes (colas, boissons à l'orange plates et gazeuses ainsi que des thés glacés). L'année dernière, plus de quatre milliards de litres de soft drinks ont été vendus. Plus de la moitié de ces ventes concernait les colas suivis par les boissons aux fruits. Ces boissons rafraîchissantes pas particulièrement désaltérantes sont accusées par certains nutritionnistes de favoriser les troubles du comportement alimentaire. Le fait d'ingérer des calories sous forme liquide perturbe en effet les sensations de faim et de satiété.

La moitié des colas sans édulcorants contiennent plus de 100 g de sucre par litre soit l'équivalent de 17 morceaux de sucre. Les boissons à l'orange sont pour la plupart aussi sucrées que les colas. Ces sucres sont toutefois ceux ajoutés par le fabricant et dans une moindre proportion ceux contenus dans les fruits mais il est difficile de distinguer la partie de saccharose ajoutée de celle issue de l'orange, fruit riche en saccharose. Globalement, les thés glacés apportent quant à eux moins de 55 g de sucres par litre. Les boissons rafraîchissantes sont donc très riches en sucres et cela, qu'elles soient ou non allégées en sucres, ces dernières contenant à la fois des sucres et des édulcorants.

Sucres, édulcorants, additifs, extraits végétaux, etc., de nombreux ingrédients composent les colas. Ces derniers contiennent par exemple de l'acide phosphorique, agent acidifiant pouvant altérer la fixation du calcium dans les os et entraîner des altérations rénales. Il y a également le colorant caramel E150d jugé cancérigène en Californie mais pas en France. Dans 10 références, des teneurs inférieures à 10 mg/l d'alcool ont même été détectées. Les fabricants refusent par ailleurs de préciser ce que sont les extraits végétaux, un véritable problème pour les personnes allergiques. Une analyse qui devrait faire réfléchir les consommateurs.

 Source : 60 Millions de consommateurs

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