Faut-il avoir peur de l'aspartame ? Les autres pays, suiveurs de la FDA

ailleurs dans le monde, les autorités sanitaires se sont basées sur les études
Ailleurs dans le monde, les autorités sanitaires se sont basées sur les études de Searle et la décision de la FDA pour autoriser l'aspartame. © Yuri Arcurs - Fotolia.com

Bien. L'approbation de l'aspartame par la FDA a peut-être été, sinon trop rapide (presque 8 ans, tout de même), du moins sujette à caution. Mais aujourd'hui, le produit est en circulation dans la plupart des pays du globe. N'est-ce pas la preuve qu'il s'agit là d'une substance sûre et sans danger ?

Pas précisément. Comment ces pays ont-ils décidé d'approuver l'usage de l'aspartame sur leur territoire ? Ils se sont contentés de suivre l'avis de la FDA, en reprenant les études contestées de Searle qui avaient servi à valider le produit ! C'est d'abord l'Europe qui a autorisé l'aspartame sur son territoire, puis les autres pays ont emboîté le pas, sans mener une quelconque investigation supplémentaire, se contentant des études de Searle.

DJA diminuée

Bizarrement, on note tout de même que la dose journalière admissible (DJA) a été revue à la baisse en Europe : on passe de 50 mg/kg à 40 mg/kg. Ceci dit, plus personne ne sait comment ni pourquoi ce chiffre n'est pas le même qu'aux Etats-Unis.

Reste le cas particulier du Royaume-Uni. Un article du Guardian, en février 1984, révèle un conflit d'intérêt parlant. Le Pr Paul Turner était à l'époque à la tête du comité britannique qui a approuvé la commercialisation de l'aspartame sur le territoire. Or, ce même professeur Turner tenait aussi une chaire de recherche à l'hôpital Bartholomew de Londres. Chaire de recherche financée par Synthelabo... une firme de Searle !

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