Maigrir sans régime Régime contre-attaque: un programme en 10 étapes

le docteur boris hansel est endocrinologue et spécialisé en nutrition et en
Le Docteur Boris Hansel est endocrinologue et spécialisé en nutrition et en prévention cardiovasculaire à l'hôpital La Pitié-Salpêtrière à Paris. Il est l'auteur du Régime contre-attaque aux éditions Hachette. © Philippe Vaurès Santamaria

Si vous êtes pressée de perdre des kilos, ce régime n'est pas pour vous. Il ne s'agit pas d'un nouveau régime pour perdre du poids à tout prix, mais de nouvelles habitudes alimentaires à mettre en place progressivement. "L'objectif, c'est avant tout de vous protéger des pathologies cardiovasculaires (infarctus, attaques cérébrales) qui sont, il ne faut pas l'oublier, directement liées à la prise de poids", explique le Dr Boris Hansel, endocrinologue et auteur du "Régime contre-attaque". Ce régime s'adresse en particulier aux personnes qui n'arrivent pas à manger équilibré, qui se sentent mal dans leur corps et qui sont surtout découragées par les régimes. Il s'agit donc de changer naturellement et durablement leurs habitudes alimentaires et de les réconcilier avec leur corps, sans imposer de restrictions. "Les habitudes alimentaires sont ancrées depuis des années et il n'est pas facile de les changer du jour au lendemain pour aller vers une alimentation équilibrée", ajoute le Dr Boris Hansel. Dans son livre, il propose donc de prendre son temps et d'avancer par étapes. Et pas question d'en sauter. Encore une fois, pressés, s'abstenir ! Selon les personnes, ça peut prendre trois mois ou... deux ans ! "L'important c'est d'avancer à son rythme, sans se faire influencer par l'entourage ou par des conseils pris à droite à gauche", conseille Boris Hansel.

 La première étape est la plus importante, elle consiste à déterminer ses propres besoins et finalement à apprendre à écouter son corps. Cela semble évident mais pourtant les adeptes des régimes le font rarement. "Il faut tout simplement retrouver les sensations simples de faim et de satiété, c'est-à-dire manger quand on a faim, arrêter de manger quand on est repu, être attentif à ce qu'on mange, ne pas grignoter quand on n'a pas faim, juste par automatisme, etc. explique le Dr Hansel. Au bout de 4 à 7 jours, on retrouve très facilement ces sensations."

Garder des aliments "doudou"

Déterminer ses besoins, c'est aussi identifier les aliments que l'on affectionne particulièrement afin de ne pas les supprimer de son alimentation, même s'ils sont a priori trop gras ou trop sucrés. "Ces aliments "doudou" ne sont jamais pris en compte dans les régimes classiques alors qu'il est très difficile d'y renoncer étant donné qu'ils apportent généralement beaucoup de plaisir et de réconfort", précise Boris Hansel. Faire la démarche d'identifier ces aliments permet à la personne de mieux maîtriser ce qu'elle mange et lui éviter de trop grandes frustrations. 

 Autre étape importante, celle de l'introduction des fibres et des sucres. Et pour cause : les fibres ont un vrai effet protecteur d'un point de vue cardiovasculaire. Idéalement il faudrait donc avaler 30 g de fibres par jour. Alors comment faire ? En mangeant des fruits et des légumes à chaque repas, idéalement 2 à 3 fois par jour et surtout en incluant dans ses menus des aliments très riches en fibres, comme le son de blé, les fruits de la passion ou encore les légumes secs. Et plutôt que de manger toujours des pâtes ou du riz, pourquoi ne pas goûter aux lentilles de temps en temps ? Dans son livre, Boris Hansel propose donc de re-découvrir des aliments "régime" auxquels on ne pense pas forcément et qui sont pourtant très simples et rapides à cuisiner. 

 Et l'activité physique ? "C'est une étape autant, voire plus importante que l'alimentation affirme le Boris Hansel. Il faut commencer par sortir de la sédentarité en marchant le plus possible. Pour ça, il existe une solution toute simple, c'est de porter un podomètre du matin au soir afin de compter le nombre de pas effectués pendant une journée. Le simple fait de porter ce podomètre conduit généralement les gens à se bouger plus qu'à la normale."

Ensuite, on peut progressivement introduire des séances d'endurance régulières. "Faire 30 minutes d'activité physique par jour n'est pas forcément simple pour tout le monde. Mieux vaut y aller en douceur, par séances de 10 minutes avec une intensité suffisamment importante. L'objectif c'est d'arriver jusqu'à son seuil d'essoufflement. Par exemple vous marchez à un rythme soutenu et vous vous arrêtez quand vous commencez à être essoufflé, preuve que le rythme cardiaque est suffisamment soutenu. Ainsi, on renoue tranquillement avec l'activité physique tout en faisant travailler son cœur, ce qui est recommandé pour se protéger des maladies cardiovasculaires" ajoute le Dr Hansel. Jogging, natation, marche à pied, danse... Reste à choisir l'activité que vous préférez et qui est la plus pratique pour vous au quotidien.

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