Prévenir et traiter le diabète de type 2 Les traitements contre le diabète

Malgré vos efforts, le diabète a fini par s'installer ? Pas de panique ! Aujourd'hui, bien traité, le diabète n'empêche pas de vivre une vie épanouie, même s'il impose évidemment quelques contraintes et quelques règles à respecter impérativement.
"Au départ, le plus difficile consiste à accepter la maladie, constate le Dr Popelier. Chacun le prend de façon différente mais ce n'est en aucun cas facile de se faire à l'idée que l'on va devoir se soigner à vie. La meilleure attitude, à mon sens, c'est d'admettre que cela sera effectivement une contrainte et de se mettre en mode action. Mais chacun réagit comme il peut."

Il est impossible de faire régresser la maladie mais on peut retarder son évolution voire l'enrayer, ce qui permet d'éviter les complications.

 Au départ, une hygiène de vie irréprochable peut suffire à stabiliser le taux de sucre dans le sang. Les règles en matière d'alimentation et de mode de vie de la phase de prévention s'appliquent de manière encore plus stricte.

 "Aujourd'hui, on a également tendance à introduire le traitement médicamenteux de plus en plus tôt dans la maladie. On a remarqué que cela pouvait avoir un effet bénéfique." Attention, traitement médicamenteux ne veut pas dire piqûres tous les jours. Non, il s'agit simplement d'avaler des comprimés. La HAS recommande* de prescrire la metformine seule en première intention. Si le traitement par metformine ne permet plus d'atteindre l'objectif glycémique cible, une bithérapie puis éventuellement une trithérapie pourra être envisagée sur la base d'une association de metformine et de  sulfamide hypoglycémiant.

 La fameuse insuline n'intervient qu'en dernier recours. C'est le traitement de choix lorsque les traitements oraux et non insuliniques ne permettent pas d'atteindre l'objectif glycémique. Et finies les piqûres à se faire tous les jours, les méthodes se sont simplifiées. Il existe aujourd'hui des stylos injecteurs, beaucoup plus simples d'utilisation et beaucoup plus faciles à transporter si l'on doit se déplacer. "Parfois, il serait préférable d'avoir recours à l'insuline plus tôt dans la maladie, mais tout cela est vraiment du cas par cas, c'est à discuter avec le patient", estime Marc Popelier.

 Soulignons au passage qu'il est parfois difficile de trouver le bon dosage et que certains de ces médicaments peuvent entraîner de l'hypoglycémie, c'est-à-dire exactement l'inverse du diabète : pas assez de sucre sans le sang. Dans des cas très rares, cela peut provoquer un coma, mais il s'agit la plupart du temps d'un simple malaise qui disparaît en avalant un morceau de sucre ou une friandise (petite exception appréciable à la règle, finalement !). L'effet inverse, une hyperglycémie prononcée, peut également provoquer un coma.

 Autre désagrément de la maladie, il faudra vérifier la glycémie régulièrement. C'est une contrainte, ne le cachons pas. Mais là aussi les méthodes ont progressé. Il suffit aujourd'hui de piquer le bout du doigt pour prélever une goutte de sang, analysée par les soins du malade en quelques instants. Bien sûr, cela contraint à connaître parfaitement la maladie et la façon dont notre corps fonctionne.

 Vivre avec une maladie chronique est toujours un poids. Mais, à quelques exceptions (culinaires notamment) près, le diabète n'empêche absolument pas de vivre comme les autres. "Un diabétique peut sans aucun souci voyager, prendre l'avion, travailler, faire du sport... La vraie contrainte, c'est qu'il ne peut plus manger de façon insouciante." Attention, tout de même, certains sports tels que le parapente ou le saut en parachute ne sont pas autorisés. De même, la plongée ne peut se pratiquer que si le traitement est équilibré depuis longtemps et ne provoque pas d'hypoglycémie. Certains métiers à risque sont également interdits, pour les mêmes raisons.

 En parler ou pas, telle est la question. Là encore, la réponse ne peut être que très personnelle. "Certains patients prennent l'annonce du diabète comme celle d'un coup de vieux. Il leur est donc difficile d'en parler." Sachez quoi qu'il en soit qu'aucune obligation n'est faite d'en parler à l'employeur, dans la mesure où votre maladie ne nécessite aucun aménagement. Il est tout de même préférable de prévenir au moins un collègue, pour qu'il sache quoi faire en cas de malaise d'hypoglycémie, par exemple.

* Recommandation HAS, 13/02/2013.

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