La consommation de poissons d'eau douce doit être limitée

Anguilles, carpes et brèmes ne sont pas des poissons à consommer à volonté. L'agence de sécurité sanitaire, alimentation, environnement et travail (Anses) a émis des recommandations visant à limiter la consommation de ces poissons bio-accumulateurs de PCB, un produit toxique pour l'Homme.

Après avoir mené une nouvelle étude sur le risque d'imprégnation aux PCB des consommateurs de poissons d'eau douce, l'Anses conseille de limiter sa consommation d'anguille, de barbeau, de brème, de carpe et de silure :
 à une fois tous les deux mois pour les femmes en âge de procréer, enceintes ou allaitantes ainsi que les enfants de moins de 3 ans, les fillettes et les adolescentes,
 à deux fois par mois pour le reste de la population.

Cette étude, menée sur plus de 600 personnes (pêcheurs et leurs proches), a montré que la consommation de ces poissons était associée à une augmentation de l'imprégnation aux PCB. Toutefois, l'agence note que " très peu de participants dépassent le seuil d'imprégnation critique - valeur en dessous de laquelle les risques sont écartés ".

L'agence rappelle que ces recommandations ne s'appliquent pas aux poissons des zones les plus contaminées (Rhône, Seine...) pour lesquelles des recommandations locales de non consommation existent.

Les PCB ou polychlorobiphényles sont interdits d'utilisation en France depuis la fin des années 1980. Ils étaient notamment utilisés dans les transformateurs électriques.

 Les résultats de l'étude et les recommandations sont disponibles sur le site de l'Anses.

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