Produits allégés : démêler le vrai du faux Dangereux pour la santé l'aspartame ?

Retour sur la polémique entre cancers du cerveau et aspartame.

Maux de tête, fièvre, étourdissements, crise d'apoplexie, nausées, gain de poids, dépression, crises d'anxiété, perte du goût, perte de mémoire, difficulté d'élocution, problèmes visuels, insomnies... Cette liste de symptômes n'est pas pour rassurer. Et pourtant, selon des études scientifiques, elle correspondrait à tous les effets secondaires que serait susceptible de causer l'aspartame. Cet édulcorant est le plus communément trouvé dans les produits light.

Et donc, avalé en masse par les consommateurs qui préfèrent, pour une raison ou une autre, des produits allégés en sucres.

Composé de trois produits chimiques, l'acide aspartique, la phénylalanine et l'ester de méthyle, le remplaçant du sucre est au cœur du débat. De nombreuses études scientifiques tentent effectivement de démontrer les conséquences à long terme d'une consommation excessive d'aspartame à travers les produits light. Là encore, difficile de se baser sur telle étude ou telle autre pour affirmer une bonne fois pour toutes que oui, l'aspartame est réellement dangereux pour la santé ou non, il ne l'est pas.

La polémique a enflé lorsque que certains chercheurs, dont J. W. Onley, chercheur à l'université Washington de SAint-Louis (Missouri, Etats-Unis), en 1996, ont affirmé qu'une consommation régulière d'aspartame pouvait aggraver les risques de tumeurs cérébrales et avait un effet neurotoxique certain. Pire, que ce substitut du sucre serait responsable de l'augmentation de la fréquence des cancers de cerveau aux Etats-Unis.

Démenti de l'Afssa

L'agence française pour la sécurité alimentaire des aliments (Afssa) a donc étudié le dossier. Dans un avis rendu public en mai 2002, l'Afssa précise bien qu'il n'en est rien. Extrait de la conclusion de cet avis, qui s'est basé sur toute la littérature scientifique disponible pour étudier la question :

"L'étude épidémiologique de Olney qui fait l'hypothèse d'une relation entre la mise sur le marché de l'aspartame et une éventuelle augmentation de la fréquence des cancers du cerveau chez l'homme n'apporte aucun élément scientifique justifiant ou démontrant le fondement de cette hypothèse ; celle ci n'a pas été confirmée à ce jour. L'analyse de la littérature scientifique met en évidence l'absence d'arguments fondés en l'état de nos connaissances actuelles, permettant d'établir un lien de causalité entre la consommation d'aspartame et la survenue de crises d'épilepsie ou d'anomalies de l'électroencéphalogramme. La consommation d'aspartame chez l'homme, même dans des populations particulièrement exposées comme les enfants diabétiques, ne dépasse pas la dose journalière acceptable, notamment en France. En conclusion, l'Afssa estime que l'état actuel des données scientifiques ne permet pas d'établir une relation entre exposition à l'aspartame et tumeurs du cerveau chez l'homme ou l'animal.'

Un leurre pour l'organisme

C'est une chose qu'il ne soit pas nocif, mais l'aspartame a-t-il réellement une valeur ajoutée en tant que "remplaçant" du sucre. Aide-t-il à perdre du poids plus facilement ? Pas si sûr car les édulcorants, de manière gérénale, accentuent la saveur sucrée sans rajouter officiellement de glucides mais ils agissent comme des leurres qui trompent le cerveau. Ce dernier ressent la saveur sucrée, mais n'enregistre pas les calories qui devraient aller avec. Dans ces conditions, l'organisme réclamerait toujours plus de sucre (pour faire correspondre la saveur perçue et le comptage calorique).

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