Etiquetage nutritionnel : vers un code 5 couleurs ?

Le Haut Conseil de la Santé Publique recommande le code de cinq couleurs qui permet aux consommateurs de repérer rapidement et facilement les aliments les moins gras ou les moins sucrés. Précisions.

Etiquetage nutritionnel : vers un code 5 couleurs ?
© michaeljung

Simple et compréhensible, le code de cinq couleurs est le plus à même d’aider la population à choisir des aliments plus favorables à sa santé. C’est ce que recommande le Haut Conseil de la Santé Publique (HCSP) dans un avis rendu public ce lundi. Pour arriver à cette conclusion, le HCSP a étudié  plusieurs systèmes d’étiquetage nutritionnel, à la demande du ministère de la Santé. Inscrit dans le projet de loi Santé, ce nouveau système a pour objectif d’apporter aux consommateurs une information simplifiée sur la qualité nutritionnelle des aliments sous forme de logo. Le système "5-C" pourrait ainsi être l'heureux élu qui aidera les consommateurs à manger plus équilibré.

Un système adapté à l’alimentation française. Basé sur un modèle de classement d’origine britannique validé scientifiquement, ce système "5-C" a été adapté à l’alimentation française et aux recommandations du programme national nutrition santé (PNNS). Il permet de classer les aliments du vert (pour les aliments les plus sains), au rouge (pour ceux qui présentent le moins d’intérêt nutritionnel). Par exemple, l’apport en protéines et en calcium est valorisé pour les fromages tandis que c’est la teneur en sucre qui est le critère déterminant pour les boissons non alcoolisées, le vert étant attribué uniquement à l’eau.

Comparer des produits et privilégier le meilleur profil nutritionnel. Le professeur Didier Jourdan, président de la commission prévention du HCSP, a affirmé à l’AFP que "ce système de code couleurs permet de se repérer rapidement sur la qualité nutritionnelle des produits de supermarchés, mais il offre aussi la possibilité de comparer des produits de marques différentes pour privilégier, par exemple, les marques de céréales les moins grasses et les moins sucrées, ou les lasagnes bolognaises ou les pizzas qui ont le meilleur profil nutritionnel". Bien qu’il ne soit "pas parfait", ce système permet d’"attirer l’attention du consommateur" qui peut alors classer les aliments selon leur qualité nutritionnelle. Le Pr Jourdan insiste sur le fait qu’"il n’est pas question de dire qu’un aliment est bon ou mauvais mais de donner un outil pour se repérer". Avec ces cinq classes (vert, jaune, orange, rose, rouge), les fabricants et industriels pourront par ailleurs plus facilement modifier la composition de l’aliment pour passer à une catégorie supérieure et améliorer ainsi la qualité nutritionnelle de leurs produits, indique l’avis du HCSP.

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