Maladie d'Alzheimer : 10 réponses essentielles Guérir un jour la maladie ?

Bien qu'il soit pour l'instant impossible de guérir ou de stopper l'évolution de cette maladie, il existe des traitements pour atténuer la gravité des symptômes, mais également pour freiner son développement.

les chercheurs s'attèlent à trouver un moyen efficace de traiter pour de bon la
Les chercheurs s'attèlent à trouver un moyen efficace de traiter pour de bon la maladie. © Yuri Arcurs - Fotolia.com

La plupart des ces médicaments ciblent les troubles de mémoire ou ceux du langage. A noter qu'aucun médicament ne permet au patient de retrouver ses capacités intellectuelles antérieures : les médicaments sont utiles dans des phases légères à modérées de la maladie car ils stabilisent les capacités cognitives mais ils ne les améliorent pas. D'où l'intérêt d'un diagnostic précoce de la maladie, pour pouvoir traiter dans les meilleures conditions possibles le malade.
Le point sur les traitements disponibles actuellement et sur ceux du futur que les chercheurs développent à présent.

 Les traitements actuels

Empêcher la formation de plaques amyloïde, les détruire, restaurer la communication cellulaire, tous les moyens sont bons pour tenter de résorber la maladie, et un jour peut-être de la guérir. Deux approches sont possibles dans le traitement de la maladie, approches différentes mais complémentaires : le traitement médicamenteux et le  traitement comportemental.
Ce dernier comporte nombre d'exercices intellectuels et comportementaux pour faire travailler le cerveau du patient, lui réapprendre tous ces petits gestes du quotidien perdu et lui apprendre à se réadapter.

Penchons-nous à présent sur les médicaments disponibles pour traiter la maladie. 

 Psychotropes
Les médicaments qui permettent de contrôler les états dépressifs, anxieux et psychotiques peuvent aider les patients à un stade moyen de la maladie (déclarée mais pas encore sévère). Ils sont employés lorsqu'aucune autre solution n'a fonctionné et que le patient est susceptible de mettre sa vie ou celle des autres en danger. 
 Inhibiteurs de l'acétylcholine et mémantine
Le donepezil, la rivastigmine ou encore la galantamine font partie de la classe des inhibiteurs de l'acétylcholine, ou Ach, neurotransmetteur inhibé chez les malades. Prescrits pour les premiers stades de la maladie, ils permettent de stabiliser les capacités cognitives, en augmentant la disponibilité de l'Ach. La mémantine, préconisée pour des stades avancés, est la dernière arrivée sur le marché. Selon le Pr Dubois, "tous ces médicaments n'ont qu'une action modérée, néanmoins indiscutable pour le bénéfice du patient". 
 Traitements du futur
L'idée de vacciner les patients atteints contre la maladie est assez jeune, elle a moins de dix ans. En 1999, Dale Schenk, chercheur à Elan Pharmaceuticals, a travaillé à la mise au point d'un vaccin pour des souris transgéniques qui sur-exprimaient le peptide amyloïde. Les anticorps produits naturellement par les souris ont détruit les plaques amyloïdes et fait disparaître les lésions. "Mais la technique transposée à l'Homme a déclenché une réaction immunitaire trop forte et une production d'anticorps trop agressifs. Dans 6% des cas, les sujets ont développé une encéphalite, explique le professeur Dubois. Nous sommes donc repartis vers des protéines beaucoup plus petites (6 à 7 acides aminés), moins toxiques et, nous espérons, suffisamment puissantes pour déclencher une réaction immunitaire efficace. Les études sont en cours, les premières données montrent que cette approche vaccinale agit déjà sur les lésions de la maladie. Cela n'est bien sûr pas suffisant et nous espérons que ces études en cours montreront un effet sur les symptômes eux-mêmes. Nous restons malgré tout sur la voie du vaccin : s'il n'éradique pas la maladie, il permettra une disparition partielle des lésions et aura une finalité diagnostique."

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