Tout pour comprendre la sclérose en plaques Aujourd'hui, des médicaments efficaces et une recherche dynamique

 

La sclérose en plaques demeure, aujourd'hui, une maladie incurable. Cependant, ces dernières années, plusieurs médicaments ont vu le jour, qui permettent de réduire la fréquence des crises et les douleurs et inconvénients liés aux symptômes de la maladie.

 Les traitements de fond sont destinés à réduire l'activité de la partie du système immunitaire qui détruit les nerfs. On en distingue deux types :

- Les immunomodulateurs. Le plus connu est l'interféron béta. Comme leur nom l'indique, les immunomodulateurs sont chargés de moduler l'immunité naturelle. Ainsi, les cellules immunitaires attaqueront un peu moins la myéline. L'interféron béta permet de réduire d'environ 30 % la fréquence des poussées. Il peut être pris au long cours mais provoque souvent quelques effets secondaires. Pendant les premières semaines, il n'est pas rare que la personne ressente les symptômes d'un état grippal. A la longue, c'est le foie qui risque de trinquer. Mais les dégâts sont réversibles une fois que le traitement est arrêté.

- Les immunosuppresseurs, plus agressifs, permettent d'inhiber la réponse immunitaire. Ils ne sont en général utilisés que dans les formes les plus graves de sclérose en plaques, car leurs effets toxiques ne sont pas négligeables.

 D'autres médicaments sont plutôt conçus pour réduire l'intensité et la durée des symptômes lors des poussées. Ce sont les corticostéroïdes, des anti-inflammatoires. Ils sont diffusés par perfusion.

 Les traitements autres que médicamenteux ont eux aussi toute leur place dans le traitement. Kiné, aménagement de l'espace, etc. sont des dimensions très importantes pour le bien-être du malade. "C'est pourquoi il existe désormais des centres pluridisciplinaires, pour une meilleure prise en charge globale du patient, explique le professeur Alain Créange. Les professionnels s'organisent autour du patient, c'est ainsi que l'on peut améliorer sa qualité de vie, pas en oeuvrant chacun de son côté dans sa spécialité."

 L'espoir est également de mise pour les malades de la sclérose en plaques : la recherche dans ce domaine est particulièrement active. La Sep est une maladie de longue durée et les personnes atteintes sont nombreuses : c'est l'équation idéale pour que les laboratoires s'y intéressent et lancent des recherches. Au total, une soixantaine d'essais thérapeutiques sont en cours, c'est énorme. "D'ailleurs, deux à trois nouveaux médicaments devraient être mis sur le marché dans les deux années à venir", souligne Alain Créange. De quoi redonner la force de se battre. 

 

Sommaire