La maladie de Parkinson en 12 points clé Une évolution très variable d'un patient à l'autre

Qui dit maladie de Parkinson ne dit pas nécessairement fauteuil roulant et état grabataire, très loin de là.

 D'abord, parce que chaque patient a sa propre forme de la maladie de Parkinson. On ne peut pas vraiment prévoir comment ou à quelle vitesse elle va évoluer, quels symptômes seront les plus présents, ni même quelle sera l'efficacité des médicaments prescrits.

 En outre, les symptômes vont et viennent, comme l'explique la femme de Jean-Jacques, atteint depuis plus de 30 ans par la maladie de Parkinson : "On ne l'explique pas suffisamment aux malades : un jour ils peuvent éprouver un symptôme, comme l'hypersalivation par exemple. Puis quelque temps plus tard, cela va disparaître. De même qu'un changement de médicament peut tout à fait changer la donne. C'est pour cette raison qu'il faut tenir un petit cahier de liaison, que l'on remettra à la prochaine visite chez le neurologue, comme ça il pourra identifier les symptômes les plus gênants et essayer de trouver des solutions."

 Et surtout, les médicaments et traitements disponibles aujourd'hui permettent de nettes améliorations. On ne peut nier que l'efficacité peut diminuer avec les années, mais on connaît mieux aujourd'hui les différents traitements et leur longévité. Les médecins organisent donc la thérapie pour qu'elle permette de vivre le plus longtemps possible sans trop de symptômes.

Revivre

"Je mène une vie tout à fait normale, avec différentes activités"

Il est tout à fait possible de vivre pendant des années avec cette maladie. "Dans les années 1990, mon mari n'allait vraiment pas bien. Après le traitement chirurgical, en 2003, il s'est rapidement senti beaucoup mieux, témoignage Marianne. Aujourd'hui, alors que la maladie a été diagnostiquée en 1978, on peut dire qu'il va très bien. Il remarche, même s'il prend un déambulateur pour sortir. Il a une vie beaucoup plus agréable qu'il y a quelques années, il peut profiter de ses enfants et petits enfants."

De son côté, Bruno Favier, président de France Parkinson, traité lui aussi par chirurgie il y a quelques années, atteste de son bien-vivre : "Je mène une vie tout à fait normale, avec différentes activités, telles que la présidence de cette association ce qui, il y a quelques années, n'aurait pas été imaginable."

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