La maladie de Parkinson en 12 points clé La chirurgie : efficace pour les patients qui répondent aux critères

 

A la fin des années 1980, une technique chirurgicale est venue révolutionner le quotidien de certaines personnes atteintes de la maladie de Parkinson. Pour mieux comprendre, évoquons sur les conséquences de la destruction de ces neurones, qui constituent la substance noire, touchée par la maladie de Parkinson. Leur disparition va  entraîner des perturbations dans le cerveau. Certaines structures vont alors devenir hyperactives. Plus précisément, c'est le noyau sous-thalamique qui semble hyperactif. L'idée des médecins était donc de le paralyser, pour qu'il ne crée plus d'interférences. Dans un premier temps, ils se sont contentés d'ôter cette partie du cerveau, obtenant des résultats assez bons.

Mais une technique plus élaborée a vu le jour à la fin des années 1980 : elle consiste à créer une sorte de court-circuit dans cette structure du cerveau, en la stimulant électriquement par ailleurs. L'intervention est donc délicate puisqu'il faut aller implanter des électrodes de chaque côté du cerveau ainsi qu'un stimulateur, qui déclencheront ensuite des stimulations à 130 Hz.

Moins de médicaments

Cette opération donne généralement des résultats spectaculaires. "Avant la chirurgie, j'étais tout simplement prostré. Aujourd'hui, tous mes symptômes ont disparu, se réjouit Bruno Favier. J'ai pu reprendre beaucoup d'activités que j'avais dû abandonner." Sans compter que la dose de médicaments à prendre diminue considérablement : Jean-Jacques, le mari de Marianne, est ainsi passé de 28 à 7 comprimés par jour.

Malheureusement, peu de malades sont éligibles à cette chirurgie. D'abord, parce que cela coûte très cher, mais surtout, parce qu'il faut remplir un certain nombre de conditions pour que l'opération puisse être pratiquée avec le minimum de risques et le maximum d'espoir d'amélioration. Elle est donc le plus souvent réservée aux malades pour lesquels les médicaments ne suffisent plus mais qui sont dans un état de santé et de handicap suffisamment satisfaisants pour que l'opération soit une réussite. Cela ne concerne en général que des patients qui ont moins de 70 ans.

Une quinzaine d'années de recul quant à la pratique de cette intervention permettent d'affirmer qu'elle est fiable et que ses effets sont durables dans le temps. Les effets secondaires sont rares et, surtout, réversibles : s'il y a un problème, il suffit de retirer le dispositif d'électrodes.

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