La maladie de Parkinson en 12 points clé Etablir un diagnostic le plus précoce possible

La question du diagnostic de la maladie de Parkinson est épineuse et pose problème à plusieurs niveaux.

"Le premier souci, c'est que le diagnostic est souvent tardif, regrette le Professeur André Nieoullon, spécialiste de la maladie de Parkinson et président du comté scientifique de France Parkinson. Et pour cause : on estime que les symptômes apparaissent quand 70 % des neurones concernés sont déjà détruits. Le cerveau décompense et les désagréments que l'on connaît surviennent. Ce sont eux qui incitent à consulter."

Pour le chercheur, une solution pourrait donc consister à essayer de repérer chez le patient les tout premiers signes annonciateurs de la maladie. Ainsi, des troubles digestifs, associés à des troubles du sommeil et à une anosmie peuvent indiquer un début de Parkinson. "Lorsque ces trois symptômes sont présents en même temps, cela pourrait orienter vers un examen approfondi, avec imagerie cérébrale."

Test d'applaudissement

Le PETscan permet ainsi de repérer dans le cerveau les dommages causés par la maladie. "Un traceur est injecté à la personne qui passe l'examen, qui va permettre de repérer les terminaisons dopaminergiques des neurones cibles de la maladie."

Mais cet examen est encore très onéreux et compliqué. Pour l'heure, le diagnostic de maladie de Parkinson repose donc essentiellement sur l'examen clinique. Avec un autre souci majeur : l'erreur de diagnostic. "Elle est fréquente car les signes associés à la maladie peuvent faire penser à d'autres pathologies, comme la dépression par exemple, commente le professeur Nieoullon. Il n'est donc pas rare qu'au départ, les malades soient orientés vers un psychiatre plutôt que vers un neurologue."

Dans son cabinet, si le médecin suspecte un Parkinson, il peut soumettre le patient à un exercice tout simple : le test d'applaudissement. Il va lui demander d'applaudir trois fois successive. Si le malade ne parvient pas à contrôler ses mouvements et tape plus de trois fois d'affilée dans ses mains, c'est un signe de syndrome parkinsonien.

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