La maladie de Parkinson en 12 points clé Comprendre la maladie de Parkinson

Comme la maladie d'Alzheimer ou la sclérose en plaque, la maladie de Parkinson est une pathologie neuro-dégénérative. Ici, c'est une petite portion à la base du cerveau qui est touchée. Plus précisément, ce sont les neurones dopaminergiques qui finissent par ne plus fonctionner. Leur rôle, comme leur nom l'indique, est de fabriquer et de secréter un neurotransmetteur, la dopamine. C'est elle qui permet le contrôle des mouvements du corps, en particulier des mouvements automatiques. Par un processus que l'on ne connaît pas encore, ces neurones meurent progressivement. La dopamine finit par venir à manquer, provoquant les symptômes déjà évoqués. Comme les neurones ne peuvent pas "repousser", la dopamine manque de plus en plus, d'où une aggravation progressive de l'état du malade. Le problème, c'est qu'il se passe peut-être plusieurs décennies entre le début du processus et l'apparition de premiers symptômes qui conduisent à consulter un médecin.
Toute la question est aujourd'hui de savoir pourquoi, chez les malades, ces neurones disparaissent petit à petit et selon quel processus. Deux théories sont actuellement étudiées.

 Celle des radicaux libres et du stress oxydant est très à la mode. La membrane des cellules serait attaquée par ces deux éléments et progressivement détruite. "Mais cela ne répond pas à la question : pourquoi ces neurones en particulier, regrette André Nieoullon. Peut-être cela s'explique-t-il par le fait que le métabolisme de ces cellules est très particulier."

Conséquence directe de ces hypothèse : un discours répandu quant aux bienfaits des anti-oxydants, que l'on retrouve en bonne quantité dans les vitamines A et C, les fruits rouges, etc. et qui auraient un effet protecteur. "Mais c'est purement idéologique et spéculatif, tempère le président du comité scientifique de France Parkinson. Aucune donnée ne permet d'attester de leur efficacité pour lutter contre la maladie de Parkinson."

 Autre piste de réflexion très exploitée : on a remarqué que le processus dégénératif de ces neurones dopaminergiques provoquait une réaction inflammatoire locale : serait-elle, elle aussi, à l'origine des symptômes constatés ? Si tel était le cas, la prise d'anti-inflammatoires non-stéroïdiens pourrait avoir un effet protecteur. Là encore, aucune réponse précise ou étayée pour l'instant.

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